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couvPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Un procès un 30 octobre. Une femme, prénom Matilde, confie : « Je ne me souviens plus exactement de ce que Pierre m’a dit. A part : « Tu es un monstre », « Tu es folle » et « Tu es en train de tuer notre fille ». C’est peut-être la violence de ces trois propos, ou le fait qu’ils aient été répétés en boucle, qui m’a fait oublier le reste… » Il y a aussi une soirée à Montmartre- « J’avançais à grands pas. Il pleuvait. De plus en plus fort. Et un vent glacial soufflait… » Dès les premières pages d’« Eloge de la passion »- le premier roman de Carlotta Clerici, on est happé par l’histoire de Matilde. Certains y verront une histoire banale, d’autres pointeront une histoire de passion pour la vie.

Lire la suite : Carlotta Clerici : un bel amour destructeur

Erica JongPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Depuis tant et tant d’années, on la dit « libre penseuse ». Son seul nom, comme ceux de Susan Sontag ou de Germaine Greer, fait partie de l’histoire du féminisme. A 31 ans, Erica Jong publiait un texte aussi dynamiteur qu’essentiel : « Le Complexe d’Icare » (en VO : « Fear of Flying ») dont le but, affirmait-elle alors, était d’« ouvrir le cerveau d'une femme et montrer ce qu'il y a dedans ». A près de 75 ans, elle est toujours là- vive, en alerte permanente ; toujours là en librairies avec son nouvel et neuvième roman, « Le Complexe d’Ḗos » (en VO : « Fear of Dying »). Avant de plonger dans le nouveau roman de l’Américaine, on rappelle qui fut Ḗos : dans la mythologie grecque, fille des Titans Hypérion et Théia et sœur d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune), elle fut surprise par Aphrodite dans le lit avec Arès. Aphrodite la condamna alors à de continuelles amours avec de jeunes humains et bien que mariée à Astréos, Ḗos en secret séduisait et enlevait des jeunes gens, les uns après les autres…

Lire la suite : Erica Jong : libre penseuse, toujours…

Eduardo SacheriPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Ce n’est pas un nouveau-né qui se présente à la porte de Lucas avec une grosse valise, mais un adolescente de quatorze ans, tout juste orpheline de sa mère, et qui lui déclare : "Ben voilà, apparemment tu es mon père." Elle n’a personne au monde sinon deux voisines, Agustina et Graciela, et ce géniteur que Laura, sa mère, lui a désigné avant de mourir. Désemparé, le mot est faible, désarçonné, abasourdi, Lucas ignorait jusqu’alors l’existence de Sofia, fruit  d’une très ancienne et lointaine liaison amoureuse avec Laura…Comment Fabiana sa femme va recevoir et admettre cette immixtion dans leur couple, depuis longtemps fragilisé et ronronnant?

Lire la suite : Le bonheur, c’était ça : une improbable harmonie, entre joie et colère

BienheureuxPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Le prodige de la littérature autrichienne est de retour. A 29 ans, Vea Kaiser offre avec « L’Île des bienheureux », un deuxième roman aussi tendre que nostalgique. En ouverture, le décor : Varitsi, un petit village à la frontière gréco-albanaise. On y dit que « l’heure la plus sombre était celle qui précédait le lever du soleil ». Et puis, l’époque : le printemps 1956.

Lire la suite : Vea Kaiser : un mariage arrangé

PssicaPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ La diffusion d’une vidéo sexuelle sur les réseaux sociaux va entraîner Janalice dans une spirale infernale : elle a 14 ans, ses parents la rejettent et l’envoient chez sa tante à Bélem, un port dans l’embouchure de l’Amazone ; elle fréquente la rue mal famée de petits escrocs en tous genres, de toxicomanes, de proxénètes et d’informateurs louches…sa beauté interpelle… elle se fait enlever…pour… ? Désespéré, son père culpabilise et fait appel à son ami Amadeu, policier à la retraite, qui va mener l’enquête, véritable quête dans la jungle des trafiquants, des politiciens véreux et corrompus, de la police démunie, de l’enfer amazonien, de la traite des jeunes femmes, de la drogue, des chercheurs d’or… Un univers barbare, sans loi, un monde de prédateurs aux méthodes primitives, avide de domination et de richesses, une terre de misère et de sang.

Lire la suite : Pssica : une malédiction dans l’enfer de Guyane

ComnatPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Après « Une colère noire. Lettre à mon fils » paru l’an passé, l’Américain Ta-Nehisi Coates est de retour. Avec, cette fois, « Le grand combat »- un texte écrit en 2008 et qui propose le récit d’une enfance. Celle d’un gamin afro-américain qui, dans les années 1980, a grandi à West Baltimore et qui, à 13 ans, a échappé à un destin tout tracé grâce à la littérature.

Lire la suite : Ta-Nehisi Coates : le retour en enfance

Actes sudPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Artiste multicartes, gréco-américaine, poétesse et romancière, Eleni Sikelianos avait publié en 2012 un texte autobiographique et hommage à un père héroïnomane, « Le Livre de Jon ». On la retrouve en ce début 2017 avec un nouveau texte familial, « Animale machine ».

Lire la suite : Eleni Sikelianos : une œuvre d’art en mouvement

L'un l'autrePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Des fissures du réel, l’écrivain suisse Peter Stamm s’est fait le maître. Ce qu’il confirme avec son nouveau roman réjouissant, « L’un l’autre ». Un village suisse en fin d’été. Une famille rentre de vacances- elle était en Espagne. La mère, Astrid, ancienne libraire, se consacre à son foyer. Le père, Thomas, est employé (modèle) d’une banque.

Lire la suite : Peter Stamm : aimer, partir…

VoliaPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Il a été géomètre, journaliste, professeur de littérature. A 59 ans, Victor Remizov signe son premier et puissant roman : « Volia Volnaïa ». Un texte dans la plus pure tradition des grands auteurs russes. Très vite, on est prévenu : le voyage s’annonce long. Direction, la Sibérie extrême. Là-bas, tout là-bas au nord du Japon, au bord de la mer d’Okhotsk. Là-bas, c’est l’Est le plus reculé de l’espace russe, et le décor de « Volia Volnaïa » (ce qui, en VF, signifie « Liberté libre »)- le premier roman de Victor Remizov, né en 1958 à Saratov (à 860 kms au sud-est de Moscou, sur la rive droite de la Volga) est l'un de ces romans qui prouvent que les romanciers russes du moment ne craignent pas le poids de leurs grands ancêtres.

Lire la suite : Victor Remizov : le silence de la taïga

StyxPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr/ Un roman de 800 pages écrit directement en français par un romancier russe. Il y a de l’étourdissement. De l’éblouissement. Et des éléments de discours de la méthode, aussi : « Ce livre représente huit ans de travail. Le brouillon du texte fait 3 000 pages ! Chez un ami peintre, je me suis immergé dedans, j'ai imprimé tout et collé les 3 000 pages de manuscrit aux murs de l'atelier. Je me suis posté au centre de la pièce, juché sur une chaise, avec une longue-vue, et j'ai scruté les pages une à une ». Né en 1968 à Samara (au bord de la Volga, à 860 kms au sud-est de Moscou et à proximité de la frontière avec le Kazakhstan), installé à Paris depuis les premières années 2000, Dimitri Bortnikov dit aussi : « J'ai même dormi dans la pièce, avec mon propre texte. Quand tu es dans ton texte- et surtout dans cet état, tu sens véritablement ton livre, et là il prend forme. Il naît. Ça a duré deux semaines... » L’éditeur a reçu deux boites à chaussures, au total 1 500 pages d’un texte de rage et de lyrisme, un manuscrit qui sera ramené à 800 pages et qui donne « Face au Styx ». Tenu pour l’un des meilleurs auteurs russes contemporains, Bortnikov a acquis la nationalité française en 2012. « Face au Styx » est le deuxième roman qu’il écrit directement en français…

Lire la suite : Dimitri Bortnikov : un Russe à Paris…

pomme empoisonnéePar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Quels liens existent entre Kurt Cobain, le chanteur du groupe Nirvana mort le 5 avril 1994, le bain de sang de la guerre civile du Rwanda, et le narrateur élève officier dans l’armée brésilienne qui, devenu journaliste, recueillera le témoignage d’une rescapée tutsie du génocide rwandais… ? Un pêle-mêle de souvenirs, une mémoire en désordre, que cet homme - qui a atteint la quarantaine - va ordonner et établir les relations entre ces évènements disparates sortis de son passé. La simultanéité des faits, les aventures du jeune homme, l’histoire politique et culturelle, la liberté ont un point commun : l’âge des acteurs. Ils ont tous la vingtaine à l’époque de ces évènements qui impriment leur existence. La jeunesse est une véritable rupture de la vie ; cette jeunesse qui se bat, s’insurge et pâtit de la violence des sociétés, qui s’égare dans l’illusion des modes artificiels toxicomanes et alcooliques, qui fuit la saturation des valeurs, des certitudes, exhortant le paradoxe du suicide et de l’envie de vivre.

Lire la suite : Michel Laub : « Tu m’as tout appris sans avoir besoin de … la pomme empoisonnée."

Chute librePar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ « Aujourd’hui, c’est fini, les portes vont s’ouvrir et me rejeter, seul et soi-disant libre. Encore une dette payée à la société alors que je ne lui devais rien. » L’Australie pendant les années 60, un monde en pleine turbulence culturelle, sur un air de jazz et de mouvement existentialiste : le narrateur sort de prison. C’est un métis aborigène : « J’appartiens à une espèce hybride, un croisement de faune indigène et de chercheurs d’or immigrés. » Comment va-t-il consommer cette illusoire liberté dans un pays où les aborigènes ne sont même pas reconnus comme citoyens à part entière ? Au fil de ses retrouvailles avec ses compagnons de fortune et d’infortune, une bande de bodgies, « les antisociaux, les désaxés, les délinquants, tous unis dans la même méfiance de la normalité », au gré de ses promenades au bord de l’océan, et de ses rencontres avec la jeunesse étudiante issue de la bourgeoisie blanche, il va se confronter aux fossés entre lui et les blancs, aux barrières entre lui et les aborigènes, aux obstacles entre lui et une société qui le rejette, l’exclut et qui n’est pas la sienne.

Lire la suite : Chat sauvage en chute libre : « L’espoir est l’illusion des tocards »

AnimalsPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Une animalerie particulièrement singulière et hétéroclite qui traverse les conflits, les batailles, la folie humaine des deux guerres mondiales, de Pearl Harbor, de Sarajévo, du Liban…Une moule, un dauphin, un chimpanzé, un perroquet, un ours, un chat, un chien, une tortue…victimes de la bêtise, de la mégalomanie, de la paranoïa des hommes, racontent de l’intérieur leurs histoires respectives, le déchaînement des peuples, leur mort.

Lire la suite : Ceridwen Dovey : quand les animaux philosophent sur la bêtise humaine

RomanPar Virginie Gossart - Lagrandeparade.fr/ Cesare Anunziata a vraiment tout pour attirer notre sympathie : un vieux grincheux de soixante-dix-sept ans qui déteste son état - et la vieillesse en général -, ronchonne à longueur de temps et ne ménage pas ses semblables, en particulier ses compères du troisième âge.

Lire la suite : La tentation d'être heureux : un voyage drôle et tendre dans une Naples grouillante de vie, sur...


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