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Romans étrangers

Femme au foyer : un roman sur l'extraconjugalité parfait et terrifiant

  • Écrit par Catherine Verne
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Femme au foyerPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Anna est "une bonne épouse" à quelques infidélités près. A vrai dire elle ne sait pas se passer de ses infidélités, dont les complices en CDD sont interchangeables car indifférents. Lire la suite...

Lisa Ballatyne : un beau roman qui navigue entre deux espace-temps

  • Écrit par Catherine Verne
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Lisa BallantinePar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Pendant l'hiver 2013, Margaret Holloway se trouve un jour sauvée in extremis d'un accident de voiture par un inconnu gravement brûlé. A la suite de ce traumatisme, la mémoire de la jeune londonienne lui rappelle des souvenirs dissonants.

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Haruki Murakami : deux premiers romans inédits dont l'ordinaire est le héros

  • Écrit par Catherine Verne
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Ecoute le chant du ventPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Belfond publie cette semaine les deux premiers romans de l'auteur japonais restés jusque là inédits. Chacun ressemble à un long senryu, une sorte fantasque de haïku ou un moki non-académique peut-être, en tout cas un de ces poèmes japonais, profonds et denses, qui posent les mots où il faut, mine de rien. Haruki Murakami déplie ici l'un après l'autre lentement, hors des sentiers battus par la règle sacrée, avec une composition très libre, un ton presque désinvolte. Lire la suite...

Schlott : Bernadette « Double suspecte » au soliloque troublant

  • Écrit par Félix Brun
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SchlottPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Un monologue pour deux femmes, deux Bernadette, deux maisons, deux existences. Qui est qui ? Bernadette "la rayonnante, la soyeuse, radieuse du matin au soir"…ou Bernadette qui "chaque matin, tout naturellement (...)constatait qu'(elle) étai(t) grise. De la tête aux pieds. (S)on visage était terne, amer, soulagé de se savoir inintéressant. (Elle) étai(t) quelconque, à (s)a grande satisfaction."

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Nous étions animales : Pour fêtardes en mal d'icône ou quand Winnie deale Peter Pan

  • Écrit par Catherine Verne
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AnimalesPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Avec sa colocataire américaine Tyler, Laura brûle les nuits de sa jeunesse dans les caves de Manchester, au sens quasi propre du terme, c'est-à-dire cracra. Toutes deux mènent une vie de bâton de chaise, avec lendemains caumateux et bilan de la trentaine à l'horizon. Prise de montées d'inspiration, Laura écrit aussi à ses heures, espérant achever un roman. Le vrai roman de sa vie s'écrit, lui, tout seul dans le flou de ses nuits, d'un trait insaisissable et sans correcteur. C'est qu'il va falloir relever le défi de l'existence, qui ne saurait se résumer à une fête permanente en mode camé. Lire la suite...

Erri De Luca : un court récit superbe sur la souvenance du nazisme et de la shoa

  • Écrit par Félix Brun
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Erri de lucaPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/Au beau milieu des Dolomites, un soir de juillet, un vieux nazi, criminel de guerre, accompagné de sa fille, sont installés dans une auberge, et se retrouvent à la table voisine du narrateur qui travaille sur une traduction en yiddish. Deux tables, deux récits, deux coïncidences, dans ces lieux insolites, paradis des alpinistes et des amoureux de la montagne. Lire la suite...

Le miel : le premier roman de Slobodan Despot dans le pays "où les autobus ont la vie plus longue que les frontières"

  • Écrit par Félix Brun
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le mielPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Déchirée par des passions inhumaines, la Yougoslavie après l’opération « Tempête » de 1995 contre les serbes de Croatie est le décor du premier roman de Slobodan Despot. "Dans un  pays où les autobus ont la vie plus longue que les frontières", c’est une histoire de hasards, de coïncidences, de rencontres entre Vera, une herboriste atypique et singulière, et Vesko le Teigneux en proie à une terrible et hystérique colère contre son père Nikola. Lire la suite...

KIM Young-ha : « Ce qui doit arriver arrive »

  • Écrit par Félix Brun
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J'entends ta voixPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Naître dans les toilettes de la gare de Séoul, abandonné par une génitrice fantôme, recueilli par une mère nourricière qui sombre vite dans la déchéance, c’est le départ dans la vie de Jei. Quant à son ami d’enfance Dong-Kyu, il va tout simplement décider de ne pas parler. « En effet quel avantage y a-t-il à parler ? […] Mon silence ne gênant pas du tout mes camarades. J’avais appris la langue des signes. La première fois que je les avais vu communiquer ainsi, les mouvements rapides et précis de leurs mains m’avaient fasciné. Ils me semblaient fabriquer à toute vitesse d’invisibles oiseaux qu’ils lançaient dans l’air. » Lire la suite...

Gunnar Ardelius : le choc violent des cultures entre des expatriés suédois et le Libéria

  • Écrit par Catherine Verne
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La liberté nous a conduits iciPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Autant en être averti, l'Afrique dépeinte ici l'est avec un parti-pris, outre l'inévitable coloration que donne à son objet la vision propre à chaque artiste malgré lui. Si on a aimé, surtout enfant, cette terre, si on l'a foulée avec le bonheur d'en être aussi aimé, si on en a été pétri comme par une mère nourricière, on ne la reconnaîtra pas, ou peu; il faudra en deviner la silhouette généreuse au détour d'un portrait ingrat. Il s'agissait sans doute pour le romancier d'en faire un personnage hermétique à part entière, délibérément métaphorique des sentiments de l'auteur lui-même quant au passé post-colonial unissant -ou désunissant - Européens et Africains. L'atmosphère choisie est en effet chargée et humide, collante et nauséeuse, rappelant ces chapes de plomb qui saisissent le voyageur étranger atterrissant en terre subsaharienne. On est dans les années 60, qui ont vu successivement les indépendances se proclamer sur le continent. Une entreprise suédoise exploitant le minerai libérien mute Hektor, un père de famille, pour diriger le personnel sur place. Le voilà débarquant avec femme, fils, et bagages... de linge suédois immaculé au pays des épices ocres, de la latérite rouge, de la banane écrasée au mortier, et de la sueur, sinon du sang, des mineurs. Le choc des cultures va être d'une violence se manifestant crescendo. Lire la suite...

Roman américain : Quand la mort nous est co(n)tée

  • Écrit par Catherine Verne
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Roman américainPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Les habitants d'une petite ville de Floride se retrouvent sous les projecteurs de la presse pour avoir fait l'objet d'une enquête qui révèle, via le journaliste Vlad Eisinger, un juteux trafic d'assurances-vie opérant en toute légalité intra muros. La combine consiste à revendre son contrat en viager pour toucher le pactole, et tout un public de vautours en cravate et bien propre sur eux gravite autour des candidats à la mort imminente.

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Sayed Kashua : le déchirement identitaire

  • Écrit par Guillaume Chérel
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Les Arabes dansent aussiPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ « Je fais plus israélien que le commun des Israéliens et rien ne me fait plus plaisir que de l’entendre de la bouche d’un Juif », dit le narrateur des « Arabes dansent aussi ». "On me dit souvent : « Vous n’avez vraiment pas l’air arabe. » Certains prétendent que c’est du racisme, mais pour moi, c’est un compliment. Comme une victoire. Être juif : n’est-ce pas ce que je voulais ? Après beaucoup d’efforts, le résultat est là." D’abord publié chez Belfond, en 2002, puis en poche chez 10/18, ce récit poignant, de Sayed Kashua, est réédité par les Editions de l’Olivier, qui publie dorénavant son œuvre en France (« Il y eut un matin », 2006, et « La Deuxième personne », 2010). Ou le récit satirique, et en partie autobiographique, d’un jeune journaliste arabe israélien déchiré entre deux cultures, en Israël, de 1948 aux années 90. Lire la suite...

Extinction: Survivrez-vous au sixième étage d'un immeuble sans courant entouré de zombies?

  • Écrit par Catherine Verne
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ExtinctionPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Matthew Mather est un farceur. Nous la jouer scénario-catastrophe alors qu'on n'a jamais été en terre plus sécurisée que dans nos bonnes vieilles capitales occidentales aujourd'hui, à l'heure des satellites et des livraisons de sushi à scooter? Il faudra beaucoup d'imagination au lecteur pour croire un seul instant à son histoire de panne d'électricité généralisée. Voilà qui est d'une haute improbabilité aux Etats-Unis depuis les mesures prises à la suite des leçons, somme toute nombreuses et cuisantes, du passé. Qui s'attendrait franchement à ce que des équipements défectueux, ou une surcharge du réseau, un ouragan ou une canicule, et, encore plus aléatoire, des défaillances humaines, voire des intentions terroristes tant qu'on y est, n'ayons pas peur des mots, mettent en péril notre confort urbain? Lire la suite...

La dernière tentation : un roman fantastique, ésotérique et prophétique

  • Écrit par Catherine Verne
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La dernière tentationPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Fantastique de par sa dimension ésotérique qui emprunte beaucoup au discours prophétique, ce roman mêle aux destins angéliques le quotidien de personnages ordinaires déjà présentés dans le premier volet de la trilogie de l'Ordre des Sanguinistes. Ici, la maman de l'héroïne Hannah Vogel, Rebecca Cantrell, unit son imaginaire au talent de James Rollins, auteur réputé pour ses thrillers parus chez Fleuve Editions. Lire la suite...

La perle et la coquille : un hymne à l'affranchissement du féminin afghan de sa gangue culturelle

  • Écrit par Catherine Verne
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La perle et la coquillePar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Partout, la culture s'est emparée de la distinction générique qui sépare les sexes. Cette relecture du biologique a revêtu une forme qu'illustre magistralement le roman de Nadia Hashimi, "La perle et la coquille". Le roman, la littérature, voilà précisément cette parole particulière qui raconte des histoires en même temps qu'elle découd et libère ce qui, fût-ce de fil blanc, était pourtant cousu à l'intérieur pour durer. Car tandis que les histoires d'hommes relatent des conquêtes ponctuelles, introduisant de l'autre dans le même, ce que -se- racontent les femmes, relève par tradition d'une transmission visant la répétition d'états de faits à l'identique seulement. N'est-ce pas aux femmes que la culture a généralement confié la tâche de perpétuer la cohésion sociale, d'où notamment via la tradition du tissage, et celle de conter toujours les même mille et une histoires qui endorment les enfants ou tiennent éveillés les sultans? Lire la suite...


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