Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Une animalerie particulièrement singulière et hétéroclite qui traverse les conflits, les batailles, la folie humaine des deux guerres mondiales, de Pearl Harbor, de Sarajévo, du Liban…Une moule, un dauphin, un chimpanzé, un perroquet, un ours, un chat, un chien, une tortue…victimes de la bêtise, de la mégalomanie, de la paranoïa des hommes, racontent de l’intérieur leurs histoires respectives, le déchaînement des peuples, leur mort.
Lire la suite : Ceridwen Dovey : quand les animaux philosophent sur la bêtise humaine
Par Virginie Gossart - Lagrandeparade.fr/ Cesare Anunziata a vraiment tout pour attirer notre sympathie : un vieux grincheux de soixante-dix-sept ans qui déteste son état - et la vieillesse en général -, ronchonne à longueur de temps et ne ménage pas ses semblables, en particulier ses compères du troisième âge.
Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Deuxième Guerre Mondiale, l’aviation allemande déverse sur Londres des milliers de bombes ; la population fuit la capitale pour être hébergée dans les comtés voisins. Constance Fielding règne sur la confortable demeure familiale, avec son frère Kenneth, célibataire et une cousine Frankie. Les réfugiés londoniens victimes du Blitz ne sont pas bienvenus et Constance décide de choisir les personnes qui vont remplir sa maison. Cette « hospitalité » forcée et sélective, va installer Betty, une belle femme, amie et amour de jeunesse de Kenneth, et son fils Richard, jeune idéaliste qui a des problèmes de santé…et une nouvelle servante Vartouhi, ingénue réfugiée de Baïranie (un pays imaginée par l’écrivaine), jolie, touchante, impertinente et sans détour, qui ne laisse pas indifférents les males de la maisonnée. Au gré des visites et des séjours d’amis, de connaissances, de parents cette grande résidence peuplée de célibataires, va s’animer de passions, de haines, d’amourettes, et de demandes en mariage… Le romantisme et l’amour triompheront-ils de ces chassés-croisés de sentiments, de ces intrigues amoureuses et des traditions britanniques ?
Lire la suite : Le Célibataire : une peinture ironique de la société conformiste anglaise
Par catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ [bt_quote style="default" width="0" author="Sanda Cordoș, Historienne et critique littéraire roumaine"]Hôtel Universal est un roman extraordinaire, dans lequel on déambule au rythme d'un style unique et hypnotique. C'est également un roman d'une grande précision historique, comme il en existe seulement quelques uns dans la littérature roumaine. Simona Sora y reconstruit un XIXe siècle baignant dans la mélancolie, profondément matriarcal, un monde qui oscille entre harmonie et déséquilibre. Lire Hôtel Universal, c'est découvrir un monde d'une beauté bouleversante, mais sans jamais oublier la complexité de l'Histoire roumaine et celle des êtres humains. [/bt_quote]
On aime si on est sensible au merveilleux. Car le merveilleux est le véritable hôte de cet établissement de Bucarest. Il en hante et anime les couloirs, dans les odeurs de confiture de roses dont une femme ou deux ont gardé le secret. Car le merveilleux se transmet, comme les confessions, entre gentilles sorcières.
Lire la suite : Hôtel Universal : un roman merveilleux...à aimer!
Par Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Il a fait ce dont beaucoup rêvent : tout plaquer pour s'exiler sur une île chaude au large de l'Espagne. En bon danois élevé au risalamande et nageant à trois ans en mer du Nord, on imagine aisément que le héros ait jeté son dévolu sur un atoll d'un exotisme aussi torride que hospitalier. Que nenni, le bougre a élu domicile dans une cabane ventée de bois secs de Fuerteventura, l'ingrate coutumière de la calima, la presque africaine au coeur de sable, la fourbe doyenne des Canaries... ou, pour citer l'auteur en un mot, l'île qu'il est raisonnable de quitter assez vite...
Lire la suite : Thomas Rydahl : il est des îles qui dévorent leurs enfants...
Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ «Je suis une vieille habituée de la pluie et de la neige, j’ai quatre-vingt- dix ans. Pluie et neige m’ont vue vieillir, moi aussi je les ai vues vieillir. » Par la voix de cette vieille femme, Chi Zijian raconte le crépuscule d’un peuple nomade, éleveur de rennes, dont le territoire se situe au Nord-Est de la Chine et en Russie, dans ce qui s’appelait autrefois la Mandchourie.
Lire la suite : Le dernier quartier de lune : l'épilogue d’un peuple nomade, éleveur de rennes
Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ A la mort de leur mère, Miyokô l’ainée et Ryo son jeune frère reviennent habiter dans la maison de leur enfance. L’histoire pourrait être banale, sans grand intérêt, mais la plume d’Hiromi Kawakami, cette écriture délicate, sensible, magique même, nous transporte dans un autre temps, un autre monde ou derrière la banalité et le quotidien des gestes, l’on découvre un passé singulier, douloureux. "La mort de maman est comme la borne de ma mémoire." Cette mère illuminait leur existence, les protégeait contre les secrets d’une paternité ambiguë, leur apprenait la vie, la guerre et la mort. Dans cette maison rejaillissent les parfums de l’enfance, les bruits familiers des horloges, la sérénité du jardin, mais aussi les caresses incestueuses, l’équivoque des relations, le mystère du père…
Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Dans une gare de Tokyo, Izumi mère en instance de divorce, remarque une jeune fille qui semble désemparée, déconcertée, perdue ; elle soupçonne une tendance suicidaire et intervient pour dissuader Chiyoko d’un geste irréparable. Izumi l’accueille chez elle et la convainc que, malgré tout, la vie mérite d’être vécue. Une relation sentimentale naît entre cette lycéenne, qui ne sait pas encore qu’elle est enceinte, et la maman de Sôsuke, un petit garçon qui adopte sans restriction "une deuxième maman". Cette union rejetée par la famille de Chiyoko va projeter cette nouvelle « famille » dans un village montagneux, aux nombreuses cultures en étagères…leur Machu Pichu, leur pays des étoiles ! Avec la naissance de Takara(le trésor), le bébé de Chiyoko, la famille arc-en-ciel va construire sa vie, ses projets, dans l’amour, la tolérance et la liberté.
Lire la suite : Ogawa Ito : Un roman plein d'humour et de tolérance pour l'amour arc-en-ciel
Par Félix Brun- Lagrandeparade.fr/ Un grand plaisir, un vrai bonheur, - n’en déplaise à certains rabat-joies – que de découvrir cette dernière « novella » en huit chapitres de Jim Harrison, publiée un mois après sa disparition soudaine en mars dernier. Il avait commencé en 2003 ses mémoires, dans « En marge », « pressentant de manière poignante la menace de la mort. » Dans « Le Vieux Saltimbanque », le narrateur parle à la troisième personne, et pourtant "Il" est bien le singulier Jim Harrison. Un codicille rabelaisien, parsemé d’anecdotes et de pensées au détour de ses voyages en forêt, de ses saillies adultères, de ses pêches à la truite, de ses délires éthyliques, de son amour du bon vin et des alcools forts, de ses amitiés de bistrot… « Il » dans sa jeunesse avait été « porcinophile »….il achète une truie et élève des porcelets. "Maintenant qu’il avait élevé des cochons, le seul fantasme qui lui restait, c’était de vivre en France." ….pour ses richesses viticoles ?
Lire la suite : Le Vieux Saltimbanque : Adieu au « Grand Maître » Jim Harrison
Par Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Hiver 1867 : la Finlande est paralysée par une terrible et longue froidure…la famine est terrifiante. Le peuple affamé et sans ressources souffre, erre et meurt d’épuisement. Marja n’a d’autre alternative que de fuir avec ses deux enfants pour St Petersbourg ; elle laisse la métairie et son époux : il s’est sacrifié pour nourrir sa famille et s’est précipité lentement dans la mort. Marja est convaincue que St Petersboug, la ville du tzar, accueillera et donnera à manger à ses sujets. Son périple dans la neige et la glace va la conduire de villages en villes, de maigres charités en vols, en viols, en lapidations, en meurtres, en rencontres singulières et « animales »….d’humanité en haine…. "Ici il n’y a plus rien que la mort."
Lire la suite : La Faim blanche : « Ici il n’y a plus rien que la mort. »
Par Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Davidu descend d'une famille sicilienne dont les hommes ont le combat dans la peau. A neuf ans déjà il sort les poings contre de plus grands dans la rue. Le roman retrace son parcours initiatique.
Lire la suite : Sur cette terre comme au ciel : un hymne sicilien viril et vibrant
Par Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Le héros de ce roman, Jende Jonga, est un Camerounais qui a quitté sa terre natale pour tenter sa chance aux States, embarquant sa petite famille dans la grisante aventure du rêve américain. Une fois à destination, il lui faut un travail qui rapporte et se mettre en règle avec l'Immigration.
Par Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Le premier roman de Charles Jackson écrit en 1944, qui a inspiré Billy Wilder au cinéma, traite de l'alcoolisme, addiction dont souffrait lui-même l'auteur américain. On suit le héros tout un week-end à travers l'objectif du romancier comme dans un documentaire trash et sans concession. C'est bien de regard qu'il s'agit ici, dont l'implacable métaphore se file au long de l'exercice de style. Don, l'alcoolique, c'est un bien peu glorieux Narcisse s'écroulant dans sa mare de whisky, c'est Caïn poursuivi par l'oeil de la culpabilité et du jugement dernier, c'est Roquentin traversant la ligne narquoise du miroir qui sépare tout homme des enfers de la Nausée quand plus rien n'a de sens, ou encore le tragédien shakespearien s'offrant à l'oeil cru du public, bref l'homme vulnérablement exposé, jeté au monde c'est-à-dire en représentation. Don a toujours peur d'être vu, de se montrer, terrifié par ce qu'on pensera de lui, à commencer par ceux qu'il aime, ceux qui l'aiment, et puis les gens autour, tous constituant des menaces inconnues, tous ceux qui gravitent à la périphérie de son nombril honteux.
Lire la suite : Le poison : un roman bouleversant, trash et sans concession
Par Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Parce que la vie de Francis Scott Fitzgerald fut romanesque, Stewart O’Nan en a fait un roman. Et quel roman ! Imaginez une histoire qui se passerait à Hollywood, dans les années 30, avec comme personnages principaux Scott Fitzgerald, donc, et sa femme Zelda (elle l’appelle « mon bécasseau »). Comme seconds rôles : Hemingway (qui, revenu de Cuba, l’appelle « mi hermano »), mais aussi Gary Cooper, Marlene Dietrich, Rudolph Valentino, Joan Crawford, Olivia de Haviland, David Niven, Bogart, Selznick… Excusez du peu. Stewart O’Nan, l’un des romanciers américains les plus innovants du moment, a osé réunir ce casting et ça fonctionne à merveille. Les fans de l’âge d’or d’Hollywood vont adorer. Les passionnés de littérature verront apparaître également Aldous Huxley et Dorothy Parker.
Lire la suite : F. Scott Fitzgerald : l’écrivain perdu de sa génération
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