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Un an aprèsPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Il y a ceux qui qui ont connu et vécu l’année 1968 et Mai 68, et ceux trop jeunes qui en ont entendu parler, au gré de quelques discours politiques et philosophiques…il faut bien trouver les coupables  de nos insuffisances et de nos échecs.

Lire la suite : Un an après : le récit d’une échappée soixante-huitarde

SchmittPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Si les plus audacieux choisiront leurs cadeaux livresques parmi les titres parus en 2016, on ne pourra reprocher aux plus prudents de préférer miser sur un classique. Et sans aller jusqu'à Balzac, Flaubert ou Stendhal ( qui pourraient faire ressurgir des cauchemars scolaires - à éviter donc le 25), opter pour un auteur contemporain peut être une solution satisfaisante. Aujourd'hui lumière donc sur les oeuvres d'Eric Emmanuel Schmitt, qu'on ne présente plus.

Lire la suite : Un livre sous le sapin : Et si j'offrais un Eric-Emmanuel Schmitt?

L'ascendantPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ « Vous autres gens méthodiques, il vous faut toujours un début » ; c’est par cette phrase que commence le roman : le narrateur dont nous ne connaîtrons jamais le nom, s’adresse à un psychiatre et lui raconte son histoire. Vendeur de téléphone mobile, il mène une vie sans éclat, terne, évoque le week-end prolongé du 1er mai avec son patron, "Télévision, bières, jeux vidéo et, sur un convertible que nous ne donnerions pas la peine de convertir, Marion." Mais un appel téléphonique lui apprend la mort de son père…leurs rapports étaient rares et distendus ; cet ancien contrôleur des impôts de 68 ans était, après le décès de son épouse, devenu solitaire, méfiant, replié sur lui-même ; ce passionné de mots croisés était distant, insensible, indifférent aux autres. Le narrateur va se rendre dans cette petite ville de province pour régler les funérailles et s’occuper de la maison paternelle….

Lire la suite : L’Ascendant : un roman glacial pour un indicible héritage…!

PenchblendePar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Lucien a 16 ans, en 1924, lors d’un rassemblement syndicaliste et politique où son père disparait dans des circonstances troublantes…Depuis son plus jeune âge, il grandit dans le communisme et est « accompagné » par le Parti Communiste ! Il devient apprenti libraire aux "Corps Intermédiaires", une librairie spécialisée de livres anciens et rares, appartenant à Edouard Mesens, étrange et énigmatique individu. Lucien va y croiser Laura une jeune italienne exilée qui étudie au Collège de France auprès de Frédéric Joliot-Curie. Cet amour naissant va traverser la période de la deuxième guerre mondiale où chaque situation, chaque antécédent, chaque pensée, chaque relation, chaque acte peut avoir des conséquences graves. Laura contribue aux recherches sur une matière très particulière, la pechblende qui va donner par scission et fission la bombe atomique. Laura et Lucien, deux mondes différents et éloignés, -la physique et la littérature-, vont fusionner et faire ensemble l’apprentissage de l’amour, leur éducation sentimentale….une disciple de Joliot-Curie et un communiste, comment vont-ils éviter les pièges de la Gestapo et de la police de Vichy ?

Lire la suite : Pechblende : un alliage fin d’histoire, de romance et d’aventure

La guerre est finiePar Nicolas Bodou - Lagrandeparade.fr/ Picot, chômeur de son état, est hébergé par son ami Totor, dont la capacité à ne rien faire de la journée, mêlée à une passion dévorante pour l’œuvre de Jean-Sébastien Bach, en font un compagnon de misère tout à fait iconoclaste ! Mais grâce à sa capacité à mentir et à exagérer ses compétences face au conseiller du pôle emploi, Picot réussit a trouvé un poste de vigile chez un concessionnaire de camping car il réussit même à faire embaucher Totor, ce qui tient du miracle, ou de l’inconscience, c’est au choix!

Lire la suite : La fête est finie : 240 pages d’inadaptation volontaire au monde moderne

Jose AlvarezPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ De 1936 à 1939, la guerre civile opposa le gouvernement républicain espagnol à une insurrection nationaliste et militaire dirigée par Franco. Les franquistes soutenus par la "sainte mère l’Eglise" et par la Phalange parti d’extrême droite, reprennent par le sang et les armes le pouvoir. Un théâtre d’horreurs, d’assassinats, de délations, de parodies de procès, et d’exécutions sommaires…. les arènes sont les enceintes festives de ces fusillades à la chaîne.

Lire la suite : Avec la mort en tenue de bataille : un livre fascinant qui fait mieux comprendre la guerre civile...

Une autre saisonPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Sous le pseudonyme de Dorral Keepsake, François Doralli est un auteur traduit dans le monde entier ; il vit aux Etats-Unis avec son épouse. Invité d’honneur du festival du polar à Metz, Dorral retrouve la France, ses racines, ses souvenirs. Elisa, une amie d’enfance, le convainc de retrouver Nathaniel son fils de neuf ans, disparu…enlèvement, fugue, manipulation ? Dorral l’écrivain est un spécialiste des disparitions, dans ses romans…François saura-t-il localiser la trace du garçon et dénouer cette énigme ? Au cours de cette enquête le passé éclabousse François, les fantômes réapparaissent, l’amour défie la mort…

Lire la suite : Une autre saison comme le printemps : un roman époustouflant à la lisière du fantastique et du polar

Pierre PelotPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Dans sa préface à la réédition de « C’est ainsi que les hommes vivent », Jean-Christophe Ruffin, de l’Académie Française, rappelle que Pierre Pelot (71 ans) habite le même village que là où il est né et que ce lieu-dit s’appelle la Tanière. A première vue Pierre Pelot – l’homme aux 200 romans écrits et publiés – ressemble à un homme des cavernes, avec sa barbe noire et son air hirsute, mais il n’y a pas plus gentilhomme sur terre : les lecteurs pouvaient le constater lors des séances de dédicace sur les salons littéraires. Traduit dans plus d’une quinzaine de langues, il s’est essayé à quasiment tous les genres : western, science-fiction, roman noir, préhistoire… L’adaptation de « L’été en pente douce », en 1987, l’a rendu populaire. Depuis la disparition de son fils, il vit reclus dans sa tanière mais ses lecteurs, comme son éditeur, ne l’oublient pas. La preuve…

Lire la suite : C’est ainsi que les hommes vivent : le chef-d'oeuvre de Pierre Pelot, le barbe noire de la...

Guillaume ChérelPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Un bon écrivain est un écrivain...qui a de l'humour : voilà par quoi pourrait-on commencer! Pastichant les Dix célèbres Petits Nègres d'Agatha Christie, Guillaume Chérel s'est amusé à inventer une fiction espiègle dans laquelle il convie dix auteurs - purement imaginaires - de "l'élite germanopratine" dans le monastère de Saorge (dans lequel il a justement composé ce roman). Augustin Trapenard, un journaliste influent, doit animer, le temps d'une soirée dans ce monument des Alpes-Maritimes, un débat littéraire entre Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite...mais si les égos sont bien au rendez-vous, rien ne va se dérouler comme l'espérait chacun des protagonistes. Adieu perspective de cocktails dinatoires arrosés de champagne, rires et plaisanteries de connivence, adieu parenthèse bucolique espérée! Un Cognito alias le neveu d'Oscar Wilde ( ou pas...) en a décidé autrement. Préparez-vous à affronter des fantômes, sensibles à la qualité des productions plumitives, résolument farceurs et vengeurs!

Lire la suite : Un bon écrivain est un écrivain mort : un pastiche des Petits Nègres à la sauce Chérel relevée

SuccessionPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Comme dans une majorité des livres de Jean-Paul Dubois le personnage principal s’appelle Paul ; dans les premières pages de ce nouveau roman, Paul Katrakilis a 28 ans et vit à Miami, dans cette Floride où il est joueur professionnel de pelote basque, et vend modestement ses talents à un cercle de paris sportifs. Grâce à ce sport qu’il pratique depuis son enfance, grâce à « Nervioso » son ami, et son chien « Watson », Paul est heureux. "Je prenais chaque jour comme un bonheur simplifié, une redevance de la chance." Il jouit simplement de l’instant présent, de la lumière et de la beauté du monde, de l’amitié, de la fidélité. Paul est médecin "non pratiquant" : il a prêté le serment d’Hippocrate mais n’a jamais exercé. Paul, en fait, est un réfugié, il a fui une famille extravagante, où le suicide est une hérédité, enfermée dans des secrets jamais dévoilés, des relations ambigües entre sa mère et son oncle…un grand-père ancien médecin de Staline qui conserve comme une relique une tranche du cerveau du "Petit Père des Peuples" dans un bocal de formol….tous se sont suicidés !

Lire la suite : La succession : « Il ne faut jamais se tromper de vie »

Violette LeducPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Dans ce court texte dense, l'écrivaine dresse moins un portrait qu'elle ne rassemble les fragments épars d'une identité fêlée, celle d'une mendiante parisienne. Il y a là plus de l'approche cinématographique que de la fixité picturale et il y a, surtout, du poème en prose.

Lire la suite : Violette Leduc : la femme au petit renard ou la poésie de la privation

Les producteursPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Le lecteur retrouve dans ce dernier tome de la trilogie son héros, Sliv, remontant les manches pour sortir le Centre de Falisification d'une ornière: une sacoche renfermant des dossiers secrets a été oubliée par un agent sur la banquette arrière d'un taxi... La boulette qui va mettre en branle-bas tous les étages du siège, des secrétaires aux boss de toutes sections. Incroyable? Et pourtant, ce sont des choses qui arrivent: vous papotez, vous rêvassez, bercé par le roulis du taxi ou la jolie nuque du chauffeur et hop vous voilà en deux deux trottinant sur un trottoir le coeur léger et... la main vide: oups! mais où ai-je donc laissé ma mallette top secret que tous les malfrats de la terre, CIA comprise, se ligueraient bien pour me la chourrer en mode mission GI Joe et qu'on ne me croira pas si je raconte que j'ai tout simplement compromis toute une organisation par un instant, que dis-je, une micro-seconde, de distraction en sortant d'un taxi?

Lire la suite : Les producteurs : la plume joueuse et jubilatoire d'Antoine Bello

ZweigPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Le présent ouvrage comprend deux nouvelles extraites du deuxième Tome de "Romans, nouvelles et récits" disponible aux Editions Gallimard. Dans la première, "Un homme qu'on n'oublie pas", Stefan Zweig met à l'honneur les valeurs humaines de respect et de don en la personne d'un héros peu commun, Anton. Anton est un citoyen vivant chichement mais qui n'est pas économe de gentillesse et d'honnêteté envers son prochain. Il rend mult menus services à la population d'une petite ville, en échange de quoi ses propres besoins trouvent toujours satisfaction. Modeste, il se contente de peu et incarne un idéal économique basé sur la confiance. Une fable idéaliste illustrant très joliment l'humanisme de Stefan Zweig.

Lire la suite : Stefan Zweig : deux nouvelles exquises à déguster en ces après-midi d'automne

HoffmannPar Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Décapant et donc incontournable, le roman de Stéphane Hoffmann s'inscrit dans la lignée subversive de la littérature de qualité, celle qui fait date et assoie un style. La justesse de ce dernier récompense à elle seule l'effort de la lecture, s'il en est, car c'est de vif plaisir qu'il s'agit vraiment ici du début à la fin. L'histoire que sert cette plume très sûre, est terrifiante de simplicité et de violence: la négligence d'un enfant par ses deux  parents, pire son rejet affiché, ou la haine de tout ce qu'il représente pour ses géniteurs, fort agréablement occupés ailleurs.

Lire la suite : Un enfant plein d'angoisse et très sage
 : le roman décapant et incontournable de Stéphane Hoffmann


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