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Les anarchistesPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Le mouvement anarchiste se développe dans la seconde moitié du XIXème siècle. Influencé par William Godwin, Marx Stirner, Malatesta, Voline, Piotr Kropotkine ou encore Joseph Proudhon, dans les années 1880-1900, ses membres mettent en œuvre des actions terroristes visant à faire tomber le pouvoir oppresseur et les attentats, fait d'une minorité, se multiplient en Europe. Beaucoup sont des ouvriers qui influencent le syndicalisme.

Lire la suite : Les anarchistes : le portrait vivifiant d'une jeunesse sans compromission

Peur de rienPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Banlieue de Paris, 1993. "Jusqu'ici tout est laid" écrit Lina au premier cours à l'université de Madame Gagnebin. Lina a 18 ans et, fraîchement débarquée à Paris pour ses études, elle a subi des sollicitations sexuelles de son oncle chez qui elle est hébergée. Si, avec courage, elle décide d'échapper à cette maison dans laquelle elle ne se sent pas en sécurité, comment s'en sortir à Paris, sans connaître qui que ce soit et sans un sou en poche? Recueillie un temps par des étudiantes libérées et fantasques, forcée ensuite de se réfugier dans un foyer pour femmes, Lina attend comme le Graal sa carte de séjour qui lui permettra de trouver des petits boulots pour subvenir à ses besoins. De rencontre amoureuse en rencontre amoureuse, la jeune femme apprend à devenir un individu à part entière et se grise peu à peu de cette liberté qu'elle n'avait pas trouvée au Liban, enfermée dans un carcan familial oppressant.

Lire la suite : Peur de rien : un portrait attachant et sensible d'une jeune libanaise, immigrée en France dans...

Le bouton de nacrePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Orundellico était un natif de la Terre de Feu, de la tribu des Yamana. Il accepta, en 1830, en échange d'un bouton de nacre qui lui valut un surnom - Jemmy Button -, de quitter sa Patagonie pour suivre le capitaine anglais Fitzroy, qui voulait lui montrer le monde civilisé. Il navigua ainsi "de l'âge de pierre à la révolution industrielle": " un voyage de milliers d'années dans le futur puis dans le passé" dont il ne se remettra jamais.
Plus d'un siècle plus tard, sur un rail au fond de l'océan, s'est incrusté le bouton d'un des opposants du régime d'Augusto Pinochet, une de ses victimes que l'on assassinait d'abord au cyanure ou au Pentothal, qu'on lestait ensuite avec un rail de 30 kgs et qu'on jetait ensuite au fond de l'océan devenu un cimetière.

Lire la suite : Le bouton de nacre : des histoires d'eaux merveilleuses et ensanglantées

MargueritePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Tiré d'une histoire vraie, le long-métrage "Marguerite" a fait couler beaucoup d'encre élogieuse, notamment sur la prestation de l'actrice principale, Catherine Frot. Il faut dire que l'on a rarement vu la dame, aussi bien au théâtre qu'au cinéma, ne pas exceller. Catherine Frot a l'art et l'intelligence de choisir des rôles qui lui siéent à la perfection. Le rôle de cette parisienne fortunée des années 20, éprise de chants lyriques et n'ayant jamais réalisé qu'elle chantait comme une casserole - et le mot est faible!-, est un écrin pour ses airs indécrottables de sainte-nitouche attendrissante, d'amie généreuse et spontanée, d'épouse fidèle et touchante dans ses constants efforts pour rester parfaite. Oui, ce rôle de comtesse, c'est peut-être le plus beau rôle de la carrière de Catherine Frot...mais peut-être est-ce tout simplement parce qu'à la différence des autres rôles qu'elle a pu jouer avec les mêmes investissement et talent, s'ajoute ici une dimension nouvelle: celle d'une autobiographie singulière, le portrait d'une femme aussi exceptionnelle qu'excentrique à laquelle on s'attache irrémédiablement.

Lire la suite : Marguerite : reine des cœurs et monstre sacré des oreilles

Mon RoiPar Elodie Cabrera - Lagrandeparade.fr/ La réalisatrice de Polisse revient dans les salles obscures avec une histoire d'amour passionnelle, entre fous-rires et Lexomil. Cette fois, uniquement derrière la caméra.

Lire la suite : « Mon roi » de Maïwenn : le syndrome de l'écrevisse

YouthPar Gwendoline Costes - Lagrandeparade.fr/ Avec La Grande Belleza, son précédent film, Paolo Sorrentino nous présentait, dans une ville de Rome magnifiée, Jep Gambardella, écrivain et mondain vieillissant, aussi séduisant que cynique, adulé et frustré, en quête d’une nouvelle jeunesse. Dans Youth, la question reste sensiblement la même : qu'est-ce que le temps qui passe?

Lire la suite : Youth : Paolo Sorrentino interroge une nouvelle fois le temps qui passe

En mai fais ce qu'il te plaîtPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Le 10 mai 1940, lorsque l’armée allemande envahit la Belgique puis la France en passant par les Ardennes, Paul, maire d’un petit village du Pas-de-Calais, annonce aux habitants qu’ils doivent tout abandonner pour partir sur les routes, sur les recommandations de la préfecture. Direction Dieppe. Non loin, dans la prison d’Arras, est enfermé Hans, un réfugié allemand, qui avait fui son pays avec son fils Max parce qu’il était poursuivi par les nazis pour ses activités « communistes » et qui, devenu très vite un objet de méfiance pour des autochtones encore marqués par la guerre de 14-18, a été dénoncé et incarcéré. Paul, sa femme Mado, la patronne du bistrot, Suzanne, l’institutrice qui a pris Max sous son aile depuis l’emprisonnement de son père, et tant d’autres, entassent quelques affaires dans des charrettes, sur un vélo ou dans une voiture ( pour les plus fortunés ) et quittent leur foyer, leurs champs et leurs souvenirs. Le scénario se concentre d’une part sur l’exode des habitants du village, d’autre part sur la libération inopinée de Hans suite au bombardement d’Arras: ce dernier rencontre ensuite, dans les galeries souterraines de la ville, Percy, un officier écossais, qui a vu mourir les 150 soldats sous ses ordres et qui devient son compagnon d’infortune et d’entraide pour essayer de retrouver Max.

Lire la suite : En mai fais ce qu’il te plaît : un long-métrage naturaliste sur l’exode de Christian Carion

EverestPar Gwendoline Costes - Lagrandeparade.fr/ Nul doute que le réalisateur Baltasar Kormákur  s’attaque ici à une montagne. Au propre comme au figuré.  Avec un casting 4 étoiles (même parmi les seconds rôles pourtant pas exceptionnels), il nous plonge au cœur de l’Everest durant la meurtrière saison 1996.

Lire la suite : Everest : une montagne que Baltasar Kormákur gravit avec pesanteur

Une jeunesse allemandePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Comment devient-on un terroriste? Comment de jeunes étudiants doués, issus pour la plupart de la bourgeoisie, chargés d'idéologies utopistes et épris de liberté, arrivent un jour à prendre les armes, à concocter des cocktails Molotov, à poser des bombes et à faire des victimes civiles? " Nous n'avons pas inventé la violence, nous l'avons rencontrée" dit une jeune femme filmée lors d'une intervention de la RAF (Rote Armee Fraktion). Jean-Gabriel Periot, avec beaucoup d'intelligence et de rigueur, après huit années de recherche d'archives et de décryptage d'images, présente "Une jeunesse allemande", un documentaire constitué exclusivement d'un montage d'archives à propos du tristement célèbre "groupe Baader- Meinhof", principaux membres de la Fraction Armée Rouge.

Lire la suite : La bande à Baader : autopsie en archives d'une jeunesse en escalade

ElserPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Après la mémorable " Chute" de 2005, qui racontait l'agonie du IIIème Reich et les dernières heures de Hitler, de ses généraux et de ses proches, réfugiés dans son bunker, Oliver Hirschbiegel replonge dans les années sombres du nazisme au travers du portrait d'un résistant souvent oublié des manuels d'histoire : Georg Elser. Un modeste menuisier originaire de Wurtemberg qui fomenta en solitaire un attentat contre le Führer qui échouera ...à quelques minutes près.
Munich. 8 novembre 1939. Adolf Hitler prononce en effet une allocution devant les dirigeants du parti nazi dans la brasserie Burgerbrau. Une bombe explose mais le Führer, Joseph Goebbels, Heinrich Himmler et Martin Bormann viennent de quitter les lieux...tandis que Georg Elser est rattrapé à la frontière suisse. Les nazis, persuadés qu'il s'agit du complot d'une puissance étrangère, vont s'acharner à le torturer et l'interroger, incapables d'imaginer les motivations d'un être indigné face à la brutalité croissante d'un régime qui instaure un climat de méfiance et de peur, envoie ses camarades du Front Rouge aux travaux forcés, humilie les juifs et ceux qui les côtoient et instaure une société aryenne. Face à cette nouvelle Allemagne perfusée à la propagande et qui se nourrit d'un besoin de divertissements et de réhabilitation de l'orgueil national égratigné après la défaite de la première guerre mondiale, Georg n'a pu qu'imploser.

Lire la suite : Elser : un "héros ordinaire" sous la lumière d'un réalisme violent

The programPar Gwendoline Costes - Lagrandeparade.fr/ 1993. Tour de France. Interview. Première rencontre de Lance Armstrong avec David Walsh qui pose les bases de leur "relation". La fascination du journaliste pour ce coureur plein de promesses se transforme rapidement en suspicion, alors qu'il le voit revenir victorieux sur les routes après son cancer. Le dopage longtemps supposé est ici décrypté dans ses moindres détails : des affirmations douteuses sur la non toxicité de l'EPO du docteur Michele Ferrari (incarné par un surprenant Guillaume Canet à l'accent italien... presque crédible), au véritable ballet de seringues et transfusions qui s'en suivront pendant des années. Ce qui marque le plus dans ce film, ce n'est pas tant ces "épisodes" - somme toute assez répétitifs - que la personnalité tout en paradoxe de Lance Armstrong revu par un Ben Foster absolument méconnaissable. Jouant sur la dualité du personnage, « The program » nous présente un « héros » aussi solaire que sombre, inspirant dans sa volonté de faire avancer la recherche contre le cancer et terrifiant dans sa vendetta personnelle contre le journaliste qui cherche à le faire tomber de son piédestal. Le scénario oscille entre ses deux facettes jusqu'à la chute inévitable lorsque la vérité éclate.

Lire la suite : The program, Stephen Frears et Lance Armstrong : on aime bien tirer sur les idoles...

Agents très spéciauxPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Début des années 60. Checkpoint Charlie. Berlin. L'agent de la CIA, Napoleon Solo, a pour mission de faire passer à Berlin-Ouest Gaby Teller, la fille d'un scientifique allemand porté disparu. Ce dernier semble être aux mains d'une organisation criminelle internationale dirigée par une femme aussi séduisante que machiavélique, Victoria Vinciguerra. De son côté, l'agent du KGB, Illya Kuryakin, apprend comme Solo, avec autant de surprise que de colère, que leurs employeurs ont décidé qu'ils allaient devoir s'engager dans cette mission conjointement car l'équilibre mondial est en jeu...En période de guerre froide, favoriser la prolifération de pays maîtrisant la technologie nucléaire s'avère en effet considérablement dangereux... Leur départ pour Rome est donc imminent avec, pour couverture, un rôle de nouveaux fiancés pour Gaby et Illya et celui d'un marchant d'arts pour Solo...

Lire la suite : Henry Cavill, Armie Hammer et Alicia Vikander : un trio d'agents secrets délicieux

Ricki and the flashPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Ricki Rendazzo est loin d'être une mère conventionnelle; elle n'a d'ailleurs pas vu sa fille et ses deux fils depuis des lustres...La semaine, elle bosse comme caissière dans un supermarché bio de luxe pour essayer d'éponger les fréquentes galères financières de son quotidien. Le week-end, elle se produit avec les Flash dans un bar d'habitués. Cette vie bohème lui permet de poursuivre sa "carrière" de star de rock des années 80, même si son âge et son public restreint l'ont obligée à rétrécir ses ambitions. Un jour, son ex-mari l'appelle d'Indianapolis pour lui demander de l'aide : leur fille vient d'être quittée par son mari et a plongé dans une dépression préoccupante. Ricky saura-t-elle reprendre son rôle de maman? Ses gosses lui en laisseront-ils la possibilité? A-t-on le droit d'avoir une deuxième chance?

Lire la suite : Ricki and the Flash : Meryl Streep, une mère rockeuse attachante

amazones marocainesPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Marrakech, 2015. Nabil Ayouch plonge immédiatement le spectateur dans la réalité crue de quatre prostituées, Noha, Randa, Soukaina et Hlima qui fréquentent des hôtels, clubs et appartements pour la jouissance tarifée de clients divers: riches saoudiens mariés habitués à ce commerce de la chair loin de leurs épouses, européens en vacances qui profitent de la misère de filles nécessiteuses...Une vie de débauche, de nuits sans sommeil à satisfaire des clients insatiables, aux désirs étranges et parfois violents. Nuits d'excès, lendemains de solitude. De l'alcool, du shit et de la coke pour digérer tout ça... Et réveils difficiles dans un pays hostile à leur existence. On ne connaît pas les raisons qui ont mené ces filles à la prostitution si ce n'est pour Hlima, paysanne ayant fui sa campagne pour échapper à la fureur de sa famille face à une grossesse sans mariage. De Noha, la " pute Schengen" qui enchaîne les clients, la meneuse du groupe, on sait qu'elle entretient une relation avec un homme marié, rend des visites régulières à sa mère, son frère et sa sœur qui réprouvent et méprisent son travail, alors même qu'elle pourvoie à leurs besoins, et a un fils dont elle ne peut s'occuper. Randa, elle, espère rejoindre son père en Espagne mais sans carte d'identité, les frontières lui sont définitivement fermées...tandis que Soukaïna entretient avec un garçon mystérieux une relation amoureuse compliquée et laisse souvent quelques billets dans les mains de son amant après leur étreinte.

Lire la suite : Much loved : les amazones meurtries de Nabil Ayouch


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