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corps perduPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ C'est la devise de la Crim' : « qui s'y frotte s'y pique ». Alex Laloue, jeune co-auteur d'A corps perdu, est (déjà) un ex-flic. Il sait donc de quoi il parle quand il écrit ceci : « Dans la police, les ressources humaines ne se font pas au cas par cas. Nous sommes tous des numéros à six chiffres qui ne servent qu'à remplir les cases des chefs de service. Et peu importe que ce numéro soit surqualifié pour le poste, ou l'inverse. Tant qu'il remplit la case, il ne bouge pas. »

sex dollPar Valérie Morice - Lagrandeparade.com/ Danielle Thiéry, auteure de « Sex Doll » aux éditions Flammarion et Versilio, est la première femme commissaire (2ème promotion) puis divisionnaire (1ère promotion) de l’histoire de la police française, autant dire une femme forte ayant évolué dans un milieu masculin, et qui maîtrise son sujet, celui de l’enquête policière.

romansPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Depuis mars dernier « La Noire » est de retour chez Gallimard. Crée par Patrick Raynal, en 1992, alors qu'il dirigeait la collection Série noire, elle fut abandonnée par Aurélien Masson, au milieu des années 2000, parti depuis sous d'autres cieux. Cette collection est destinée à un lectorat « plus éclectique, préoccupé d'une esthétique avant de l'être d'une thématique », a déclaré Antoine Gallimard. Autrement dit plus « littéraire »... La Noire publiera cinq ouvrages par an ; en reste donc deux pour 2019. Dirigée par Marie-Caroline Aubert (ancienne directrice de la collection étrangère des éditions du Masque et de la collection Seuil/policiers), sous l'égide de Stéphanie Delestré (première femme à diriger la célèbre Série Noire), elle (re)démarre fort avec Un silence brutal, de Ron Rash, qui évoque un monde en train de s'effacer pour laisser la place à un autre.

belfondPar Catherine Verne - Lagrandeparade.com/ "Bad Man" est parcouru par le frisson que donnent les présences dans l'absence. Articulé sur trois parties respectivement consacrées à leur évocation subtile, ce thriller en suggère la trace toujours obsédante: d'abord sous la forme d'un objet affectif transitionnel, ensuite celle d'un dessin symbolique et enfin celle de la décomposition organique par où la boucle narrative se referme.

cubaPar Valérie Morice - Lagrandeparade.com/Dans son précédent roman « Le rêve Armoricain », Stéphane Pajot laissait en suspens le meurtre non élucidé d’une étudiante, meurtre pour lequel Mathieu Leduc, photographe- journaliste local- bibliophile allait être mis en cause, accusé à tort puis acquitté.

théâtre au sangPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Pour décor, le théâtre Charles Victor. Un théâtre parisien à l’ancienne, une de ces salles de tradition, pour départ de « Théâtre au sang » d’Eliane Arav. Née dans une famille turco-bulgare, Eliane Arav est une « polyvalente » de l’écriture- journaliste, romancière, essayiste et auteure de pièces de théâtre. Après « Le Guide astrologique de votre chat » (1989), elle publie en 1994 son premier roman, « Le Penseur de Vallorbe » : dans les toilettes du TGV Paris- Lausanne, un meurtre est perpétré en gare de Vallorbe.

BornaisPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Ce siècle avait un an quand Gilles Bornais a publié son premier livre. On l’a connu nageur d’excellence, journaliste émérite. En 2001, il signe « Le Diable de Glasgow », un polar. C’est la première enquête de Joe Hackney, inspecteur à Scotland. Ce printemps, Bornais nous adresse « Le sang des Highlands », son douzième livre et la sixième enquête de Joe Hackney.

chutePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Il y a quelques mois, nous disions tout le bien que nous pensions, ici, du tonitruant La Guerre est une ruse, premier tome de ce qui était annoncé comme le début d’une trilogie, où l’auteur, Frédéric Paulin, se servait de l’Histoire récente de l’Algérie - et de sa (sale) guerre « civile » -, comme matière à un roman noir qui a reçu, depuis, le prix du meilleur polar 2018 Le Parisien. La suite annoncée, Prémices de la chute, ne provoque pas le même effet de surprise. Doit-on cependant en conclure qu’il est moins bon ? Chacun jugera, questionnant ses goûts et capacités à déterminer ce qui fait un bon livre…

son autre mortPar Valérie Morice - Lagrandeparade.com/ Alex Marsan, cheveux châtains, yeux marron clair, approchant de la quarantaine, a deux filles avec Antoine qu’elle aime depuis vingt et un ans. Antoine est professeur de physique au lycée Clémenceau de Nantes, Alex ne travaille pas, elle gère leur maison d’hôtes au Petit-Mars à une vingtaine de kilomètres de la ville. La particularité d’Alex est qu’elle se passionne pour les faits divers et qu’elle est une fervente lectrice de l’écrivain notoire Charles Berrier (récompensé du prix Goncourt pour un de ses romans), dont elle connaît les personnages sur le bout des doigts. Alors quand celui-ci vient traîner ses guêtres du côté de leur gîte pour écrire son nouveau roman, au vert, une vague d’émotion et de surprise la submerge.

actes sudPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Actes noirs est la collection grand format de polars de la maison d'édition Actes Sud, davantage connue pour sa « blanche », un peu comme Gallimard. Créée en 2006, Actes Noirs a explosé grâce à la trilogie Millénium, de Stieg Larsson. Manuel Tricoteaux, son actuel responsable a le mérite de continuer à publier des romans de genre mais avec un haut niveau littéraire et un fond sociétal engagé. Pas de thriller prémâché, formaté chez Actes Sud. On l'a encore vu, et lu, récemment, avec le nouvel opus de Victor Del Arbol (Par-delà la pluie) - ce catalan, ancien flic, devenu la nouvelle coqueluche du roman noir espagnol -, qui est un authentique roman noir (pas un polar de gare) à l'écriture léchée, et l'intrigue « impitchable » en trois phrases. Chez Actes Sud, on prend le lecteur pour un adulte.

manufactirierPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Âmes sensibles, s'abstenir... Pour un peu, "Le Manufacturier", de Mattias Köping, ferait presque passer les romans les plus sanglants de James Ellroy pour des bluettes à l'eau de rose, tant le niveau de violence et d'horreur atteint les limites du lisible. Son premier roman, "Les Démoniaques", publié il y a deux ans aux controversés éditions Ring (qui portent bien leur nom), était déjà bien sombre mais ne lui servit que d'échauffement. On n'ose imaginer comment il pourra aller plus loin dans la description de la plus sauvage et sanguinaire bestialité. Bref, si vous aimez les polars qui sentent les tripes et le sang ; si vous kiffez de voyager aux confins les plus abjectes de l'âme humaine, jetez-vous sur Köping. Il y décrit un monde sans pitié. L'implacable réalité des pires meurtriers et autres guerriers de l'apocalyps

outsiderPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Les fans de Stephen King n'y verront rien à redire : le maître de l'horreur pourrait déclamer le bottin téléphonique en javanais, ils crieraient encore au génie. Disons-le tout net, l'Oustsider n'est pas le meilleur roman de l'auteur de chefs d'œuvres tels que Shining et Carrie, mais il est très intéressant pour qui s'intéresse à l'écriture, en général (à ce propos lire son excellent essai sur le sujet, « Ecriture », publié au Livre de Poche).

dernier taclePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Le regretté Jean-Claude Izzo, auteur d'une trilogie marseillaise qui a fait date, peut dormir tranquille, la relève est là. Deux styles, deux manières différentes de voir et vivre à Marseille, qu'ils connaissent comme les poches sous leurs yeux de vieux briscard du polar. Tout d'abord Del Pappas, alias Gilles, dans le civil, dit « le Grec », comme le blaze de son personnage récurrent, depuis plus de vingt ans : Constantin. Toujours là où on ne l'attend pas. Comme son créateur, qui vient de commettre un polar avec l'ex-international Emmanuel Petit : Dernier tacle, qui commence par le meurtre de l'entraîneur de l'OM.

vaguePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ A rebours de la tendance actuelle du polar, qui va plutôt dans le sens de l'étalage de biscotto, à forts relents de testostérone (cf : les éditions Ring), Ingrid Astier amène un peu de fraicheur, et de la sensualité, à un genre (le roman noir) qui confirme une fois de plus qu'il offre toutes les libertés, que ce soit dans le choix des thématiques que du style. Explications : Ingrid Astier écrit comme elle cuisine. Depuis son premier roman, "Quai des enfers", en 2011, qui lui a valu de devenir marraine de la Brigade fluviale de Paris, elle ne cesse de changer de sujets et de manières d'écrire. Avec "Angle mort" (2103, Série Noire), elle nous emmenait dans un western urbain entre Barcelone et Aubervilliers ; dans "Haute-voltige" (Série Noire, 2017), il était question d'un « yougo » qui s'attaquait à un riche saoudien. Entre temps, "Petit éloge de la nuit" a été adapté au théâtre. On annonce déjà un nouvel opus à la mythique Série Noire...


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