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La médiationPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/  « Couple un jour... parents toujours », tel était le titre d’un colloque sur la médiation familiale, qui s’est tenu en 2015. La médiation nous vient d’Amérique du Nord. Elle est née aux États-Unis dans les années 1970. En France, le Code Civil, par la loi du 4 mars 2002 institue la médiation familiale, afin de « faciliter la recherche par les parents d’un exercice consensuel de l’autorité parentale». Le juge peut donc proposer aux parents une médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder. Lorsqu’un accord de médiation a été rédigé, le juge pourra l’homologuer. En l’absence d’accord, il lui appartiendra de trancher le conflit. Le sujet a l’air rébarbatif, et banal, tant il  s’est généralisé, a priori, et pourtant avec « La Médiation », Chloé Lambert interroge avec humour et (im)pertinence la difficulté d'élever un enfant lorsqu'un couple est séparé.

HommePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ «Ah ! Le grand homme », écrit par le metteur en scène Pierre Pradinas, se veut une « farce ». Soit… Des comédiens, prêts à tout pour exercer leur métier, répondent à la convocation d’un metteur en scène fumeux. Leur mission : rendre hommage, le soir-même, dans une salle de banlieue, au grand Jean Vilar… Le temps manque évidemment. Mais les fantômes du Théâtre volent heureusement à leur secours au terme d’une journée délirante. L’intention est louable. Les acteurs se donnent à fond (même si Yvan Le Bolloc’h, potentiellement aspirateur à public, est un peu en retrait) : Jean-Jacques Vanier suscite le rire en ringard lunaire, et tous les autres sont également très bons (Jean-Luc Porraz, Stéphan Wojtowiz, Jean-Pierre Malignon et Serena Reinaldi). Pourtant, la mayonnaise ne prend pas vraiment. C’est amusant, on rit même parfois, heureusement, mais comme dans ces pièce de boulevard où le public est venu pour ça : rigoler nerveusement. Puis un étrange sentiment nous tenaille en sortant de la salle.

L'errancePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ C’eut été dommage de rater un tel talent d’acteur. Alexandre Texier s’est en effet inspiré de sa vie pour camper le personnage d’Alexandre, jeune rêveur, bringueur impudent, qui doit se confronter à la « vraie vie » : le monde du travail.

Quand souffle le vent du nordPar Xavier Paquet - Lagrandeparade.fr/ « Bonsoir. Vous avez un nouveau message » C’est par ces quelques mots usuels et habituels dans nos vies connectées que démarre l’histoire de « Quand souffle le vent du nord », pièce adaptée du livre du même nom.

Anne ThéronPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Anne Théron est une artiste originaire du Nord, à la fois romancière, dramaturge, scénariste, metteure en scène et réalisatrice. Depuis septembre 2014, elle est artiste associée au Théâtre National de Strasbourg et à son école, dirigés par Stanislas Nordey. Elle est également la fondatrice des Productions Merlin avec laquelle elle crée ce qu'elle nomme des "objets" qui mêlent des recherches sur le corps, la vidéo et le son : Anne Théron a notamment monté plusieurs versions de "La Religieuse" d'après Diderot (en 1997 et en 2004), "Le pilier" d'elle-même ( 2000), Antigone/hors-la-loi (2006), Andromaque d'après Racine ( 2011) ou encore deux pièces de Christophe Pellet ("Un doux reniement" en 2010 et "Loin de Corpus Christi en 2013). Pour la saison 2015-2016, elle a imaginé "Ne me touchez pas", une version librement inspirée des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos. Elle y convoque les personnages de Merteuil et Valmont, figures immortelles, et y ajoute un personnage, La Voix, qui lui permet un hors-champ indispensable tandis que la marquise et le vicomte s'affrontent dans un ultime face à face. Un travail et une réflexion que nous avions envie d'approfondir avec son démiurge....

Madame BovaryPar Marie du Boucher - Lagrandeparade.fr/ Impossible de monter ce monument de la littérature française à la scène ? De faire entendre ce pavé en une heure et demie de spectacle ? Que nenni, c’est le pari emporté haut la main par Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps.

Les créanciersPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ « Je ne tarderai pas davantage à vous dire l’admiration sans bornes que j’ai conçue pour « Les Créanciers » qui reste et restera la seule œuvre dramaturgique, j’entends faite uniquement pour la scène, dont je veuille me souvenir. » Ainsi parlait André Breton de cette pièce « modernisée » par Frédéric Fage, le metteur en scène, et qui sera « donnée » (comme on disait jadis) à l’Auditorium Saint-Germain (Paris Vie), du 12 au 27 janvier 2016. Mais avant d’en dire plus, rappelons qui était August Strindberg (1849-1912).

Album de famillePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Aaaahh ! la famille…Tout a été écrit sur la question (n’est-ce pas, monsieur Gide ?). Mais tout n’avait sans doute pas été chanté. C’est l’originalité de ce spectacle, « Album de famille », créé par la Compagnie du Sans souci, sobre (question mise en scène, décor, lumière, etc…) mais efficace, grâce aux chansons interprétées par de vrais artistes de « spectacle vivant ». Vivant au sens où non seulement les interprètes chantent bien (juste, quoi…la moindre des choses, me direz-vous) mais ils jouent également parfaitement la comédie – c’est le cas de le dire – (quelle commedia dell’arte, la faaamille…) voire d’un instrument (guitare), pour mieux nous faire rire… et pleurer. Les plus grandes tragédies sont familiales, c’est bien connu.

BrigittePar Julie Cadilhac -Lagrandeparade.fr/Christine Letailleur est titulaire d’une licence de philosophie, d’une maîtrise de sociologie et d’un DEA d’études théâtrales sous la direction de Jean Jourdheuil et Robert Abirached à l’université de Paris X Nanterre. Un parcours universitaire qui influence aujourd’hui encore sa manière de travailler.

Fair PlayPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Un piano à queue, un banc, un auguste corpulent et son assistant malingre : de modestes ingrédients pour une heure-vingt de rires en feu d'artifice.

Visages et corpsPar Marie du Boucher - Lagrandeparade.fr/ "Les visages et les corps", un spectacle pour théâtreux ? Oui, mais pas que, conclura-t-on à la fin de la représentation. Passée la première partie et le name dropping qui en perdra plus d’un (Hervé, Daniel, etc...), on est emporté dans le monologue-lecture de Philippe Calvario, mis en scène avec brio. Ah, la belle création lumière de Bertrand Couderc ! Quelques chaises, une table, pour signifier l’espace de travail de l’artiste, et rentrer dans son fort intérieur, avec cette ambiance tamisée.

En avant marchePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ En 2012, le musée gantois Huis van Alijin avait monté une exposition qui donnait à voir des photographies et des pièces du patrimoine d'hier et d'aujourd'hui autour du thème de la fanfare. Les metteurs en scène Frank Van Laecke et Alain Platel ont décidé à leur tour de rendre hommage à la tradition de ces associations musicales. Sept musiciens et quatre comédiens, inspirés par la musique XIX et XXeme siècles, Ludwig Van Beethoven, Giuseppe Verdi ou encore Gustav Mahler, y jouent une partition, souvent mélancolique, résolument singulière.

Frédéric BoriePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/C'est au Conservatoire National de Montpellier, alors dirigé par Ariel Garcia Valdès, que Frédéric Borie a fait ses classes de théâtre. S'il a joué sous la direction de Jacques Nichet, Dag Jeanneret, Gilbert Rouvière, Patrick Pineau, Nicolas Oton, Georges Lavaudant, Jean-Marc Bourg, Marion Guerrero ou encore Cécile Auxire-Marmouget, il a mis également en scène un mémorable "Timon d'Athènes" ( une co-mise en scène avec Marion Guerrero) dans lequel il incarnait - avec autant de finesse que d'engagement - le personnage éponyme mais aussi un brûlant "Hamlet" en 2010 et un "Déjeuner chez Wittgenstein" de Thomas Bernhard en 2012 dans lequel Richard Mitou incarnait un frère aussi psychotique que brillant.

Days of nothingPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Une salle de classe tout en vitres. Derrière, un couloir, lui aussi vitré, le long duquel on aperçoit la cour d'un collège et les allées et venues des élèves. Un homme s'est assoupi sur son ordinateur portable. Il est réveillé par un élève aussi insaisissable qu'inquiétant, d'une nervosité palpable et d'un mal-être criant. Il campe le mauvais élève, celui qui a " la médaille du radiateur" et qui semble décidé à tourmenter cet "auteur", étranger du collège, qui prétend travailler quand il "pionce" et que " les rêves sont une source d'écriture essentielle". Provocateur et véhément, l'élève se moque de ce "Victor Hugo" de pacotille, cette " Cosette des bouquins", ce Rémi Brossard qui est décontenancé par la violence verbale de lui, Maximilien à la mèche rebelle. Les jours passent et, de confrontation en confrontation, des confidences à demi-formulées sont délivrées et l'écrivain s'attache à ce collégien pas comme les autres...Days of Nothing ou l'autopsie d'un amour vache...qui finira mal - on s'en doutait- et fera rencontrer à Rémi une nouvelle interlocutrice étonnante, Alix, aussi attachante que Maximilien.


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