Par Catherine Verne - Lagrandeparade.fr/ Parlons peu, parlons bien du dernier thriller de Jean-Christophe Grangé qui vient de paraître chez Albin Michel. Par quel bout prendre ce roman de 800 pages? Par le début peut-être car le titre, "Lontano", à lui seul, intrigue. Cherchez, vous trouverez sa définition littérale; mais encore? Un indice: le vocable suggère que l'affaire remonte au passé. Et, comme à "La grande parade" on vous aime, on va vous faire gagner du temps sur la lecture de ce roman-fleuve en vous disant qui a tué d'entrée, histoire de zapper l'étape du rebirth et tutti quanti. Comme ça, ce sera fait. Et vous nous aimerez encore plus plus plus. C'est pas gentil ça? On pourrait plutôt vous donner l'eau à la bouche, peine inutile, le début du roman suffisant à vous emporter de lui-même. Donc, venons-en à ce qui nous intéresse, tous, trève d'hypocrisie: qui a tué?
Lire la suite : Jean-Christophe Grangé : qui a tué dans Lontano?
Par Catherine Verne - La grandeparade.fr/ Comme avec tout maître du suspense qui bluffe systématiquement, on entre dans le dernier roman de Stephen King à paraître chez Albin Michel un calepin et une loupe à la main, bien décidé à déjouer les tours de passe-passe qui font qu'on va se retrouver assez lamentablement une fois de plus accro à la lecture au point de négliger de se sustenter, d'honorer nos rendez-vous ou de courir vérifier si le petit neveu qu'on garde ce week-end respire encore. Facile pour commencer, il faut dire, car nous voilà frétillant de la lunette en ricanant "tu vas pas me la faire avec tes gros sabots" devant le premier personnage un peu typé "Frankenstein" qui montre son nez, en l'occurence un pasteur débonnaire débarquant dans le Maine où il subjuguera le héros par ses prouesses en électricité.
Jubilant, on a un tout petit peu envie de s'exclamer: "Mary Shelley, sors de ce corps! Est-ce que ce sont des choses qui se font, ça, à l'âge respectable qu'a atteint Stephen King franchement? Dépasser soixante ans pour réincarner une très imaginative jeune écrivain londonienne, préoccupée à 18 ans de cerner par quelle mécanique mystérieuse on fait les enfants, est-ce bien sérieux?" En même temps n'a-t-on pas lu quelque part que Stephen King nourrit précisément une perplexe anxiété vis-à-vis du monde des machines? Sauf qu' à y regarder de plus près, on ne saurait réduire "Revival" à un remake du Dr. Frankenstein, même si l'on repère chez le Révérend Charles Jacobs tous les attributs du savant fou féru d'électricité qui ne jure que par les innombrables démontrations courageuses de Benjamin Franklin sur la foudre, ou idolâtre le prodige Thomas Edison qui, à dix ans, reproduisait au sous-sol de la maison familiale transformé en laboratoire, des expériences de philosophie naturelle. En 2015, on attendait au moins que le méchant de l'histoire recoure au nucléaire, à la nanotechnique ou au cinquième élément, plutôt qu'à des trucs et astuces hérités de la manche de Robert-Houdin ou tirés de la physique amusante en six leçons. Bref, on est content: le King s'est loupé, il en faudra plus pour nous épater! Mais bon, c'est Stephen King tout de même. Calepin, loupe, fouille attentive...
On souligne alors, dubitatif, des pistes moins grossières, telle une leçon naturaliste de l'auteur sur la société des fourmis, assez abondamment illustrée tout au long du volume pour laisser penser à une lubie de sexagénaire désoeuvré au point de visionner en boucle les reportages animaliers du National Geographic. A moins, suppute-t-on, que l'allusion récurrente dans le récit aux hyménoptères ne constitue un indice fatal, à épingler pour ne pas se faire surprendre comme un bleu au détour d'une abrupte fin cauchemardesque. Donc on retient.
On retient aussi mult signes indiquant des pistes délicieusement glissantes, telle l'immersion en milieu junky ou dans la cour des miracles, grâce auxquelles on sent bien qu'il est question de vie ou de mort avec "Revival", ou peut-être d'un savant, et fou, mélange des deux... Le tout sur fond de musique rock'n roll mêlée à des chants méthodistes, King ayant fait le choix peu anodin de situer l'action dans le Maine, "terre d'élection de toutes les catastrophes" comme on sait depuis "Cujo" (Albin Michel, Paris 1982). Et de fait, la région est historiquement pétrie de tradition puritaine ainsi que de romanesque fantastique depuis Hawthorne et Lovecraft, autant de domaines familiers à l'auteur.
Ambiance claire comme de l'eau de roche si l'on met tous ces éléments bout à bout, non? Mais peine perdue: quelqu'averti qu'il soit, le lecteur se fait cueillir, frémissant devant l'adresse éclatante du King de l'épouvante distillée à dose experte, et sursautant à son coup de grâce final. Et on a beau jeu d'avoir brandi sa loupe et son calepin face à ce nouveau roman comme un crucifix en fanfaronnant "même pas peur", on s'arrangera pour ne pas dormir tout seul le soir de cette lecture horrifiante. Mieux: on ne dort pas! Enfin nous, on dit ça, on ne dit rien.. Maintenant, les bravaches, c'est à vous...!
Revival
Auteur : Stephen King
Editions : Albin Michel
Traduction: Nadine Gassie
En librairie le 1er octobre 2015
Prix : 23,50€
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Shylot est revenue décorée pour son courage, mais droguée et profondément traumatisée, de l’épouvantable guerre dans laquelle elle a été enrôlée, sur la Bordure.
Lire la suite : Bordure : original, profond, rythmé, un premier roman à découvrir absolument !
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Tout commence par d’inquiétantes rumeurs : des navires ont été aperçus au large, survolant les flots. Cela semble impossible : aucun marin, aussi expérimenté soit-il, aucun vaisseau, aussi puissant soit-il, ne peut se mesurer au maelstrom ! Mais, quand la rumeur s’avère réalité, le Capitaine Dacien et sa troupe de mercenaires sont envoyés à la rencontre de ces étranges bateaux. La rencontre tourne à l’affrontement et, pour tout dire, au fiasco. Les nouveaux venus n’ont pas l’intention de discuter, mais de s’emparer de la Caldécie. L’armée Kinosh détient une avance technologique considérable et ne montre ni principes ni valeurs. Comment la vaincre ? Sans doute pas par la force...
Par Julie Cadilhac - Lagrandeparade.com/ En 2094, suite à une guerre nucléaire, seuls les pôles offrent encore des conditions de vie supportables. Les survivants, homo sapiens et animaux augmentés, s’y sont réfugiés et ont construit deux sociétés bien différentes dont les relations virent au conflit ouvert quand le Nord tente de s’approprier un iceberg – précieuse ressource d’eau douce – appartenant au Sud.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Tout commence lorsqu’une jeune femme de 29 ans, déprimée, au bout du rouleau, croulant sous les dettes après avoir perdu son emploi pendant la pandémie, décide de mettre fin à ses jours en sautant du pont Mapo, à Séoul. Sa tentative est toutefois interrompue par Aroa, la Magical girl des prédictions. Pour elle, c’est certain, notre héroïne est également une magical girl, et pas n’importe laquelle : celle du temps, la seule capable de sauver l’humanité de la crise climatique.
Lire la suite : Magical girl : un roman surprenant, loin des sentiers battus, original et attachant
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ C’est toujours un bonheur de découvrir de nouvelles pépites d’Ursula K. Le Guin. Dans ce recueil, pas moins de vingt nouvelles, surprenantes, déchirantes, étranges. Elle y parle de science, d’art, de féminisme, de politique, de psychologie, de deuil, en usant de l’humour, de la satire, de l’absurde, de la poésie. Enracinées dans la science-fiction ou dans la fantasy, dans le fantastique ou dans la blanche, ses récits portent cette marque que l’on reconnaît : une passion pour la vérité de l’humain, des qualités d’observation remarquables, une réflexion profonde qui vise à éveiller les consciences sans donner de leçon.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Plus qu’un roman, cet ouvrage est plutôt un fix-up de trois longs textes, situés dans le même univers, un futur très lointain où toute vie organique a disparu : les plantes, les animaux, les humains. La Terre est recouverte d’une épaisse couche de nuages bloquant tout rayon solaire, le froid y règne, l’oxygène s’est dissipé, l’eau n’est plus que glace, la pollution est à son maximum. Des conditions idéales pour une population robotique et cybernétique. Ces robots, complètement autonomes, ont construit leur société, font des recherches, ont développé des croyances, une culture, des rituels où ils s’épanouissent, en ayant tout oublié de leurs origines.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Crépuscule est un trappeur des îles du Panthéon, toujours accompagné de ses deux Aviaires, des oiseaux aux pouvoirs magiques avec lesquels son peuple est capable de tisser des liens.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Caspar last, concepteur d’une machine à remonter le temps, se trouve très désargenté. Il décide de se rendre en Guyane britannique pour obtenir un timbre, le one-cent magenta, dont la considérable valeur dans son univers de 1983 devrait lui assurer un avenir tranquille. Ensuite, se dit-il, il ne se servira plus jamais de son invention et empêchera quiconque de le faire.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ 15 ans ! C’est l’âge de la formidable maison d’édition Aux Forges de Vulcain. Selon la légende, Vulcain a martelé le bouclier de Mars, le trident de Neptune, le char d’Apollon. Pas le plus beau, ni le plus fort des dieux, mais le plus nécessaire, sans aucun doute ! Aux Forges de Vulcain, on trouve des passionné·es, qui croient au travail, à la bienveillance, au collectif. Qui veulent changer le monde.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Voyages dans l’espace, découverte de planètes inconnues, installation de bases sur la Lune, Mars, ou même bien plus loin, aux confins de la galaxie, terraformation de mondes, toutes ces thématiques sont au cœur de nombreux récits de science-fiction.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Deux sœurs, Myung et Laleh, sont les gardiennes de la baleine-univers de Babel. Elles explorent ses innombrables chambres, vivent dans l’abondance et l’innocence, se racontent des histoires et vénèrent la Grande Wisa, leur créatrice. Pour Laleh, c’est suffisant. Elle s’épanouit en écoutant le chant de la baleine et dans l’amour de sa sœur. Pour Myung, qui n’entend pas ce chant, ce n’est pas assez. Elle brûle de savoir s’il y a d’autres gens, quelque part, qui est la Grande Wisa et pourquoi les a-t-elle créées ? Myung choisit de partir, de quitter la baleine pour explorer la « mer noire » et ses innombrables îles aux formes changeantes.
Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Cinquième aventure de l’adelphe Chih, Les épouses de la Haute-Colline est fidèle aux quatre premiers opus. Ici, Chih accompagne la jeune Pham Nhung et ses parents au palais du Seigneur Guo, son futur époux, maître du domaine de la Haute-Colline, Doi Cao. L’archiviste ne sait pas très bien comment elle est arrivée là, tandis qu’il se réveille dans la voiture de l’adolescente. Sa neixin Presque-Brillante n’est pas présente, et l’on ignore pourquoi jusqu’à la toute fin du récit.
Un bon bouquin, ça ne périme pas! Et après, ça passe en poche et c'est encore mieux parce qu'on peut l'emporter partout!
Page 114 sur 146
