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consentementPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Le livre-événement de cette rentrée d’hiver 2020. Avant même sa sortie en librairie, « Le Consentement »- le premier texte de Vanessa Springora, a grandement alimenté journaux, radio et télé.

BocusePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Ça a commencé par ses amis proches, puis la profession enchaîna : on le surnommait « Monsieur Paul ». Né le 11 février 1926 à Collonges-au-Mont-d’Or à cinq kilomètres de Lyon, Paul Bocuse est mort le 20 janvier 2018 dans son Auberge où il a passé plus de cinquante ans de sa vie.

TerzieffPar Claude Bardavid - Lagrandeparade.com/ Durant les mois qui suivirent la mort de son frère Laurent, Catherine Terzieff n’a cessé de s’interroger sur sa famille devenue chaotique et bancale. En cours d’écriture, elle prend conscience de la fabuleuse histoire d’amour qui liait leur mère à Laurent et l’emprise qu’elle avait sur lui comme sur eux tous. En fond de tableau, la mort tragique de la sœur aînée Odile fut un véritable séisme pour chacun d’eux. Il est apparu à Catherine Terzieff que leur enfance commune sous la direction d’une mère puissante qui se voulait avant tout « mère d’artistes », avait amplement influencé la carrière de Laurent Terzeff et ses choix artistiques. Ce récit, écrit par Catherine Terzieff, est la saga d’une famille qui souffrit d’une évidente tendance à vivre en vase clos.

garcinPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ C'est dans le costume du Cid qu'il a été enterré. Ce fut son rôle le plus emblématique, celui qui marqua la métamorphose du comédien (vous aurez reconnu Gérard Philipe, avec un seul « p », s'il vous plait, comme dans TNP), d'après les dires, puisqu'il ne reste aucune captation valable de ses fabuleuses prestations dans ce rôle (il faudra nous contenter de Charlton Heston...). Et du nouveau livre de Jérôme Garcin : « Le dernier hiver du Cid », court texte mais dense, comme le fut la vie météorique de cet acteur à part. Un homme bon et juste, comme Albert Camus.

TessonPar Serge Bressan - Lagrandeparade.com / C’est le plus beau des voltigeurs de la chose écrite. Certainement, le plus agile. A 47 ans, Sylvain Tesson est une star des lettres francophones. Son récent récit, « La panthère des neiges », caracole en tête des ventes de best-sellers (comme chacun de ses nouvelles publications) et a reçu le prix Renaudot 2019 (alors qu’il ne figurait pas sur la liste des livres sélectionnés !).

seuilPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / A la comédienne aussi magique que floue, on a collé très vite une étiquette. Une belle étiquette sur laquelle on lit : fée. Alors, quand cette fée nommée Bulle Ogier, née Marie-France Thielland le 9 août 1939 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à l’ouest immédiat de Paris, entreprend d’écrire ses Mémoires, ça commence ainsi : « J’ai oublié… » Et ça donne le titre du livre, d’un des meilleurs textes de cet automne- hiver 2019 fort justement récompensé le 8 novembre par le prix Médicis essais. « J’ai oublié le nombre de fois où j’ai déménagé chez moi, dans cet appartement où je vis depuis cinquante ans, mais je sais que j’ai toujours plusieurs cartons à défaire et placards à ouvrir, et que je ne sais toujours pas où sont ces cartons et ces meubles… »

big bangPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / On la connaît comédienne. Magnifique. Solaire. Elle a reçu, en 1991, le prix d’interprétation au Festival de Cannes pour son rôle dans « La Double vie de Véronique » du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski. On l’a vue non pas sauter à l’élastique dans le Vercors mais au théâtre dans des mises en scène de Katie Mitchell, Roland Auzet ou encore, ces temps-ci, Thomas Ostermeier. On l’a entendue chanter, elle a enregistré deux albums de bel effet- « Je sais nager » (2011) et « En bas de chez moi » (2016). On la retrouve, en cet automne, en librairies : à 53 ans, Irène Jacob publie son premier livre estampillé « roman » et titré simplement « Big Bang ». Un texte sur le bouleversement. Un livre bouleversant.

emma beckerPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Tout ce que vous voulez savoir sur les bordels, sans oser le demander, est dans La Maison, d'Emma Becker. Déjà autrice de deux romans (Mr. et Alice, éditions Denoël), elle s'inspire ici de son expérience personnelle, après avoir travaillé deux ans dans une maison close, en Allemagne, où la prostitution, encadrée, est autorisée. Disons-le d'emblée, il ne s'agit pas d'une apologie de la prostitution, comme on a pu le lire, ou l'entendre ici ou là, de la part de gens (des femmes, surtout) qui n'ont pas lu le livre, ou on fait mine de ne pas le comprendre.

moi elton johnPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Si vous êtes fan d'Elton John – une des dernières pop-star anglaises des années 70, depuis la mort de David Bowie, si l'on excepte Paul McCartney – vous allez adorer lire sa biographie. Fan, voire carrément groupie car il se livre dans sa plus intime... intimité. Les connaisseurs et autres passionnés de rock et de musique risquent d'être déçus, parce qu'on n'apprend pas grand-chose sur sa méthode de travail. Mais le talent peut-il s'expliquer ?

houellebecqPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Au cœur du printemps parisien, le 18 avril dernier, Michel Houellebecq faisait le beau dans les salons du Palais de l’Elysée. En cette fin de journée, Emmanuel Macron, président de la République française, l’avait décoré et promu au grade de chevalier de la Légion d’Honneur. Trois mois plus tôt, le 4 janvier, il avait, à 63 ans, publié « Sérotonine »- plus de 500 000 exemplaires vendus à ce jour. « Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour », confiait-il alors, lui le poids lourd de l’édition française, l’auteur qui fait scandale à chaque sortie d’un nouveau roman et qui entretient, à plaisir, légendes et mythologies à son sujet.

mikadoPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Enfants, nous avons tous joué aux mikados. Ces petites baguettes, pointues au bout, qui nous font perdre la partie si l'une d'elles fait bouger le reste du tas, jeté en vrac, après avoir été délicatement déplacée... C'est exactement ce qui est arrivé à Gilles Rozier, lorsqu'il reçoit ce mail, écrit par un ami se voulant léger : « Cher Gilles,je viens d'apprendre qu'en 1975 vous avez dû quitter votre collège pour une affaire d'antisémitisme concernant un « vieux Juif » (un certain Monsieur Guez). Quelle surprise !Jacques ». Tu parles d'un ami...

delomePar Valérie Morice - Lagrandeparade.com/ « Ma mère était gouine et je ne souhaite pas à mon pire ennemi d’endurer mon adolescence auprès d’Elle ». C’est par cette phrase lapidaire que débute « Les Etrangers », le deuxième roman de Didier Delome aux Editions Le Dilettante. On dit souvent que l’incipit (les premiers mots d’une œuvre littéraire) donne le ton et agit de façon déterminante sur le lecteur qui va soit se laisser embarquer soit douter. Ici il porte en trois mots clés (« gouine », « endurer », « Elle ») la tonalité du roman.

jarrePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Il y eut de l’oxygène. Puis une équinoxe. On se glissa, un peu plus tard, dans des chants magnétiques, on y avait rendez-vous. A nous comme à des millions d’autres réunis place de la Concorde à Paris, à Houston, à Moscou, à Pékin ou même au pied des pyramides d’Egypte, on nous avait parlé de « Zoolook ». C’était tout pour la musique avec, pour maître et directeur, Jean-Michel Jarre. Ces dernières années, on l’a surnommé, catalogué « père de l’électro »- c’est un raccourci vraiment trop rapide, il ne manque pas de corriger qu’il n’a pas été le premier à utiliser des machines pour « faire de la musique », comme on disait dans les années 1970. Et de rappeler les travaux de, entre autres, Pierre Schaeffer et son GRM (Groupe de Recherches Musicales)…

mariellePar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Disparu le 24 avril 2019, Jean-Pierre Marielle était un mélancolique. Pour lui l'humour était la politesse du désespoir. Pas étonnant qu'il ait obtenu ses meilleurs rôles grâce à des réalisateurs comme Joël Seria (Les Galettes de Pont-Aven), en milieu de carrière, et à la fin, avec Alain Corneau (Tous les matins du monde). Dans le premier, il exprime sa fausse légèreté, en se faisant passer pour un con, et dans le dernier, il expose sa noirceur, pour ne pas dire sa déprime lancinante. La lourdeur des hommes semblait lui peser, mais il faisait des efforts pour s'adapter. Ecouter du jazz l'a,, semble-t-il, aidé.


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