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ZalapiPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Tout commence en date du 21 février 1965. Il est écrit : « Ce matin, lorsque j’ai ouvert les yeux, j’étais incapable de bouger. Mon corps semblait s’être dissous dans les draps et baignait dans une sueur toxique. Ce n’est qu’en entendant la gouvernante- « Nurse » comme elle désire être nommée- que j’ai sauté du lit… » Premiers mots, premières lignes d’« Antonia. Journal 1965-1966 », le premier livre de Gabriella Zalapì, artiste plasticienne anglo-italo-suisse formée à la Haute école d’art et de design à Genève qui vit à Paris après avoir séjourné à Palerme, Genève, New York, Cuba ou encore en Inde. Pour ce premier livre entre histoire et fiction, elle avoue s’être inspirée de sa propre généalogie pour offrir un texte en forme de vrai-faux journal qui raconte la famille, l’amour, l’émancipation d’une femme…

Lire la suite : « Antonia. Journal 1965-1966 » de Gabriella Zalapì : entre histoire et fiction

russePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Il est né à Saratov, en bordure de la Volga à plus de sept cent kilomètres au sud-est de Moscou. Il a étudié la géologie, travaillé comme géomètre expert dans la taïga puis comme journaliste et professeur de littérature russe, écrit des nouvelles. La soixantaine approchant, Victor Remizov publie un premier roman remarquable et remarqué, « Volia Volnaïa » (en VF en 2017)- on le retrouve avec un deuxième roman, tout aussi remarquable : « Devouchki ». Un livre épais, dense, touffu- près de 400 pages, qui emmène le lecteur de Beloretchensk au cœur de la Sibérie à Moscou. On se glisse dans les pas de deux jeunes femmes d’une vingtaine d’années et à la personnalité opposée, deux cousines : Katia et Nastia. Leur quotidien est banalement triste et ordinaire, leur avenir de plus en plus sombre dans cette Russie à deux vitesses qu’apprécie tant décrire et raconter Victor Remizov.

Lire la suite : Devouchki : le roman des deux Russies de Victor Remizov

wardPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Outre-Atlantique, c’est un flot de louanges. Dans le monde littéraire U.S., on n’hésite pas : la voici donc, la romancière qu’on attendait tant. Cette romancière qu’on peut inscrire dans la lignée d’un William Faulkner et d’une Toni Morrison. Rien de moins que ça ! Et puis, à 42 ans, Jesmyn Ward est la seule Américaine à avoir reçu à deux reprises le National Book Award, d’abord pour « Bois sauvage » (2012), ensuite pour « Le Chant des revenants » dont la VF est arrivée récemment dans les librairies et distinguée parmi les dix meilleurs romans de l’année 2017 par le « New York Times ». L’auteure canadienne anglophone Margaret Atwood ne s’est pas privée de faire savoir son enthousiasme : « Avec ce roman déchirant, Jesmyn Ward s’attaque aux racines- pas si profondes que cela- du cauchemar américain. A lire absolument »…

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BelfondPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Il dit : « Je suis un idiot illuminé ». Il a bientôt 77 ans (le 1er septembre prochain), a été psychiatre, participé à la guerre coloniale dans les premières années 1970, écrit vingt-neuf livres- vingt-quatre sont traduits en français dont le tout récent « Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau ». Chaque année, le nom d’António Lobo Antunes figure parmi les favoris pour le prix Nobel de littérature. Né à Lisbonne dans le quartier de Benfica, il est tenu pour un des plus grands écrivains portugais- mieux : du monde… Un géant de la littérature contemporaine. C’est justifié- on en a une nouvelle preuve avec ce nouveau roman- titre magnifique : « Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau »… Et avec Lobo Antunes, c’est l’assurance d’un grand voyage en mots au fil des pages. Une fois encore, c’est foisonnant, bouleversant, émouvant, décapant, furieusement maîtrisé, follement construit.

Lire la suite : Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau : le roman d’un géant, António Lobo...

CharifPar Hakim Malik - Lagrandeparade.com/ Combien de vies possibles lorsqu’on dispose d’une seule existence ?

Ce que raconte ce court roman de ce conteur né c’est le destin peu commun d’un homme du moyen-âge, oriental, érudit, grand curieux devant l’éternel au risque de frôler l’hérésie, qui a su traverser son époque et user de son temps pour vivre plusieurs vies. Maniant le verbe, la ruse, l’art du commerce et du voyage, le dénommé Raphaël Arbensis va rencontrer d’illustres personnages, et des haut placés dont le nom fait encore écho ici, à notre époque.

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NomadlandPar Hakim Malik - Lagrandeparade.com/ 
L'amérique des vies brisées, l'amérique des crises version tsunami, l'Amérique des vies minuscules ( comme dirait Pierre Michon) qui vont survivre, s'user à la tâche, ne plus connaître la vie sous un toit mais la vie sous une tôle. 
Tous ces portraits bouleversants, attachants vous accrochent le coeur...et la raison. 
Une immersion dans l'intimité de cette pauvreté au grand coeur, dévastée par les subprimes, ces " sans-foyers", " sans-économies " devenus des errants itinérants. 
Ajoutons que le travail de l'auteure est admirable et digne d'un journalisme qui semblait perdu, un journalisme noble et qui fouille sans profaner la dignité des personnes que l'on croise tout au long de ces pages qui sont comme des traversées de l'immense Amérique. De l'Amérique "amazonisée " à l'Amérique de Trump et consorts il n' y a pas un pas mais un fil...

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NOMADLAND : de la survie en Amérique....

reservoir 13Par Serge Bressan -Lagrandeparade.fr / A l’université de Nottingham, il est professeur de « creative writing » et éditeur d’une revue littéraire. Né aux Bermudes en 1976, Jon McGregor est un des auteurs en vue en Grande-Bretagne, avec un recueil de nouvelles et quatre romans- dont « Réservoir 13 », une comédie humaine qui a illuminé cette rentrée hivernale 2019.

Lire la suite : Réservoir 13 : la comédie humaine de Jon McGregor

La fillePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Le récit d’une vie. De la vie de Clemantine Wamariya, née en 1988 à Kigali (Rwanda). En 1994, éclate le conflit rwandais. L’horreur. Dans « La Fille au sourire de perles », avec l’aide d’Elizabeth Weil, elle raconte sa fuite du pays avec sa sœur, alors âgée de 15 ans.

Lire la suite : La Fille au sourire de perles : le récit d’une vie de Clemantine Wamariya

aprèsPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Une ouverture cinglante, glaciale. « Avez-vous déjà fait ce que vous redoutiez de faire, identifier un proche dans une morgue, sur cette fine table en acier ? Moi, oui. A l’instant. Et j’ai besoin de coucher sur le papier ce qui s’est passé, rassembler les pièces du puzzle et en faire quelque chose de cohérent (…) Cette expérience me laissera sur une civière. Transportez-moi ».

Lire la suite : « Après » de Nikki Gemmell : l’adieu à la mère

OlgaPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Il se dit « enfant de la guerre ». A 74 ans, l’Allemand Bernhard Schlink continue de mener double vie : professeur de philosophie du droit à Francfort et New York, et écrivain (à succès depuis « Le Liseur » paru en 1996). On le retrouve en ce début d’année avec un des romans les plus intelligents, les plus émouvants, les plus réussis du moment.

Lire la suite : « Olga » de Bernhard Schlink : une femme remarquable…

papèteriePar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/ Dans la région de Tokyo; Hatoko revient à Kamakura où elle a hérité de « La papèterie Tsubaki », léguée par sa grand-mère, l’Aînée. C’est elle qui a élevé Hotoko, avec une certaine sévérité, une rigueur sans trop de concession; l’Aînée a éduqué sa petite fille à l’art de la calligraphie, lui a dévoilé tout le savoir-faire, toute la technique, toute sa passion pour l’écriture, pour le travail d’écrivain public. Mais un jour Hatoko s’est rebellée… "La vie ne va vraiment pas comme on l’entend". L’Aînée est restée avec sa sœur, et toutes deux disparues, Hatoko après plusieurs années de voyages, de découverte de la vie, de liberté, réapparait pour poursuivre l’ancestrale tradition familiale de la papèterie Tsubaki.

Lire la suite : La papèterie Tsubaki : un enchantement d’écriture sur fond d'ancestrale tradition familiale

Helena FerrantePar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Ne pas rêver, ne pas espérer. En refermant « Frantumaglia. L’écriture et ma vie », le mystère Elena Ferrante ne sera toujours pas dissipé. Quatre-cent-soixante-deux pages, et encore la question : qui se cache, depuis bientôt trente ans, derrière le nom d’Elena Ferrante ? Une femme ? Un homme ? Un couple ?

Lire la suite : Frantumaglia. L’écriture et ma vie : Elena Ferrante prodigieuse

China Dream Par Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / De son exil londonien, il ne mâche pas ses mots. Né le 18 août 1953 à Qingdao (dans la province du Shandong, à l’est de la Chine), Ma Jian affirme : « Le rôle de l’écrivain consiste à sonder les ténèbres et par-dessus tout à dire la vérité. J’ai écrit ce roman motivé par ma colère contre les fausses utopies qui asservissent et infantilisent la Chine depuis 1949 ». Ce roman dont il parle, c’est « China Dream »- la couverture stylisé est réalisé par l’artiste chinois Ai Weiwei. Un des beaux et grands textes de cette rentrée d’hiver 2019. 

Lire la suite : China Dream de Ma Jian : les rêves interdits…

un paradisPar Félix Brun - Lagrandeparade.fr/  Au « Paradis », le verbe exploiter prend toute sa signification : d’abord tirer parti en vue d’une production dans un but lucratif ; ensuite utiliser d’une manière avantageuse, faire rendre les meilleurs résultats ; enfin se servir de quelqu’un en n’ayant en vue que le profit, sans considération des moyens.

Lire la suite : Un paradis de SHENG Kegi : une ferme d’élevage intensif pour une production de bébés en Chine


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