« La conspiration des ténèbres » : un pavé de mauvaises intentions…
- Écrit par : Guillaume Chérel
Par Guillaume Chérel - Lagrandeparade.com/ Si vous cherchez un pavé pour lézarder à la plage, cet été, les éditions du Cherche-Midi ont réédité un « classique » du genre (thriller) qui aurait impressionné Bret Easton Ellis : « Excitant et aussi effrayant qu'un roman de Stephen King, dixit l’auteur d’American Psycho. « La conspiration des ténèbres », de l’historien américain Théodore Roeszak (1933-2011) - à qui on doit le terme « contre-culture » - continue de fasciner les cinéphiles les plus naïfs.
Voici le pitch. Il est question d’un réalisateur oublié, qui a disparu mystérieusement en 1941. Un jeune étudiant en cinéma, Jonathan Gates, découvre des effets (très) spéciaux cachés dans la pellicule d’un de ses films, ainsi que de mystérieuses ombres et personnages étranges qui gravitent autour de lui. L’enquête, qui l’obsède autant que son amie, critique de cinéma, Claire Swann, les mènera au bout du monde, en faisant un détour par le territoire des cathares (sic !). Roszak nous ramène au cinéma de série B, de l'entre-deux-guerres, et dans une étrange conspiration religieuse, qui rappelle celle des Templiers - censés être de dangereux hérétiques (selon le Vatican), à jeter au bûchers (des vanités ?). Evidemment, la machination est diabolique. Machiavélique. Car il en reste. Ils sont partout, comme les « petits gris ». Ces Envahisseurs qui œuvrent à l’apocalypse. Ta ta tiiin !!!
Bon, évidemment, il faut aimer les gros romans complotistes, à tendance paranoïaque (style Da Vinci Code), et jouer le jeu de la réalité mêlée à la fiction. Il est question de conspiration et de soi-disant universitaires calmes et posés, qui vivent des aventures comme Indiana Jones, et Tom Hanks, ou Guillaume / Sean Connery, « Le Nom de la rose », d’Umberto Eco. Il faut se laisser aller. Ou pas. Car « La conspiration des ténèbres » tire à la ligne (à croire qu’il était payé à la page, comme Balzac et Dumas). Du « déjà vu », déjà lu.
A ce niveau, on ne peut pas parler de littérature. Si vous n’arrivez pas au bout des 900 pages, vous pourrez toujours aller voir l’adaptation cinématographique annoncée, du scénariste Jim Uhls (Fight Club, de Chuck Palahniuk), mis en scène par Darren Aronofsky (Pi, Requiem for a dream, adapté de Last exit to Brooklyn, de Hubert Selby Jr.). Nous venons de citer deux authentiques écrivains. Vous avez dire rêve (de cinéma) ? Il est plutôt question de cauchemar, en vérité. Ou de miroir aux alouettes, comme on dit chez nous.
La conspiration des ténèbres
Editions : Le cherche-Midi
Auteur : Théodore Roszak
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Edith Ochs
944 pages
Prix : 24, 90 €
Parution : 28 mai 2026





