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Pour le meilleur et pour le dire : une comédie romantique et psychologique sur la recherche de la vérité et de sa propre vérité

Écrit par Xavier Paquet Catégorie : Théâtre Mis à jour : dimanche 2 décembre 2018 14:06 Affichages : 117

dire Par Xavier Paquet - Lagrandeparade.fr/ Audrey et Julien sont en couple depuis un an : la fin de sa précédente relation s’est faite dans la douleur, proche de la quarantaine elle voit en lui l’homme de sa vie et le père de ses enfants. Elle a envie de fonder rapidement une famille, déjà papa, il la freine et gagne du temps. Elle consulte une psychanalyste, Mona ; il se remet à la consulter pour l’aider à prendre sa décision et assumer de la quitter.

Il s’en confie aussi à sa meilleure amie Caroline, elle pleure son chagrin à Sasha qui se révèle être le fils de sa psy.

De ce méli-mélo de personnages et de confidences, s’en suit une comédie romantique et psychologique sur la recherche de la vérité et de sa propre vérité. Elle met en perspective l’hypersensibilité de la femme désireuse d’enfant face à la difficulté à communiquer de l’homme qui préfère la fuite. Les thèmes sont connus et universels : le poids de la rupture, le désir de maternité et la peur de l’engagement, le refus de vieillir. Pourtant cette comédie sentimentale se révèle un bon divertissement adoptant les codes du boulevard par les quiproquos et péripéties, rencontres imprévues et enchevêtrement des situations et d’histoires entre personnages.

La scénographie est un joli clin d’œil au thème abordé : un carré central et transparent matérialise le bureau de Mona ; refuge où se libère la parole de manière voulue ou fortuite. Autour, du mobilier en bois, déplaçable rapidement, permet de délimiter les autres espaces de jeu : la salle d’attente du cabinet, la chambre du couple ou un bar.
Les jeux de lumière font vivre ces différents lieux et la temporalité et renforcent la tension dramatique. L’éclairage du cabinet de Mona, lumineux à l’intérieur et sombre à l’extérieur, symbolisent le thème de l’histoire : la différence entre ce qui est dedans et en dehors, le dit et le non dit, ce qu’on veut montrer de soi et cacher.

Les scènes sont relativement courtes comme des séquences, directes, des dialogues ciselés, pour exprimer la puissance de ce qui est dit ou ne l’est pas. Construite simplement, l’histoire manie dans un juste dosage la diversité des émotions : entre rire et tristesse, entre légèreté et profondeur. N’attendez pas une analyse psychologique fine des personnages ou une pièce qui révolutionne le genre. Elle ne l’est pas. Elle met en lumière en revanche humblement et simplement notre vulnérabilité, le poids du non dit et la nécessité de libérer la (sa) parole.

Construit à 4 mains, par un auteur de théâtre et une psychologue, le texte a juste ce qu’il faut de comique et de dramatique dans un bon équilibre. Un retour à l’essentiel pour un moment de plaisir.
Le travail au plateau a favorisé l’improvisation qui se retranscrit dans certaines scènes et apporte générosité et spontanéité dans le jeu.

Cette pièce interroge sur nos cas de conscience et notre capacité à d’abord nous aimer pour aimer l’autre. Elle met en relief le chemin et la route à parcourir plutôt que la destination finale. « Prendre la parole, c’est prendre sa place » disent les auteurs.
Les mots peuvent apporter des maux mais les maux engendrent aussi les mots qu’il faut libérer pour les guérir.


Pour le meilleur et pour le dire
Auteurs : David Basant et Mélanie Reumaux
Mise en scène : David Basant
Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Edouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine

Dates et lieux des représentations: 
- Du 27 aout 2018 au 2 janvier 2019. Les lundis, mardis et mercredis à 21h et les dimanches à 20h. Trois relâches exceptionnelles les 23, 24 et 25 décembre. à la Manufacture des Abbesses ( Paris)