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Two, seul : mourir, aimer, vivre

Écrit par Imane Akalay Catégorie : Danse Mis à jour : mercredi 21 février 2018 15:10 Affichages : 452

Two SeulPar Imane Akalay – Lagrandeparade.fr / La glaise est omniprésente. Fraiche et visqueuse argile des terres fertiles, terre moulée en briques séchées permettant d’ériger les murs. La glaise dont est modelé l’homme dans l’ancien testament. Celle qui supporte les pas des êtres vivants, celle où l’on enterre les défunts. Glaise à la couleur de chair, porteuse de vie et de mort. A la glaise immuable répond un rouge vibrant porté par touches par les performers.

Une femme quasi nue évolue dans un carré de briques en formation encore pâteuses. Telle un grand oiseau aux pattes engluées, elle lutte dans la glaise collante, en gestes violents, torsions et cambrures amples et saccadées. Sa peau se fond dans la matière minérale. Et puis les mouvements se font plus souples et fluides, leur rythme ralentit et s’alanguit à mesure qu’elle renonce à lutter. La mort l’emporte, elle est glaise dans la glaise.

Un homme l’enveloppe dans un linceul, la couche sur ce carré de terre et entame un rituel funéraire. Déhanchements saccadés, chants. A la mort succède la vie. Sur le Stabat Mater de Vivaldi joué en duo violoncelle/accordéon et en direct sur le plateau, un homme et une femme dansent sur un plateau de briques séchées. Leurs expressions corporelles sont parfaitement synchrones. Ensemble ils souffrent, vibrent, ressentent la joie. De concert se tordent, se cambrent, convulsent. Leur lien est bien plus charnel que filial. Ensemble ils construisent un mur – se protègent-ils ? Se séparent-ils ? Tel une divinité terrienne, l’homme-prêtre à la voix de contre-ténor se fait chœur antique et observateur de l’histoire humaine qui se déroule sous ses yeux. C’est une œuvre en forme de réflexion métaphysique, qui interroge le rapport de l’homme à l’homme à son environnement.

TWO SEUL
DIRECTION ARTISTIQUE ET CHORÉGRAPHIE : Annabelle Bonnéry 

DIRECTION MUSICALE : Stabat Mater de Vivaldi d'après Serge Kakudji 

COMPOSITION MUSICALE, SON : Thierry Ronget 

LUMIÈRES : François Deneulin, Claire Villard 

COSTUMES : Kathy Brunner 

SCÉNOGRAPHIE : François Deneulin
REGARDS COMPLICES : Delphine Savel, Jeanne Vallauri
AVEC Annabelle Bonnéry, Romual Kabore, Núria Navarra Vilasaló (DANSEURS), Serge Kakudji (CONTRE-TÉNOR), Marie Ythier (VIOLONCELLE), Fanny Vicens (ACCORDÉON)
 
PRODUCTION : COMPAGNIE LANABEL
COPRODUCTION : CHAILLOT – THÉÂTRE NATIONAL DE LA DANSE / HESSISCHES STAATSBALLETT ET STAATSTHEATER DARMSTADT WIESBADEN / ESPACE MALRAUX – SCÈNE NATIONALE DE CHAMBÉRY ET DE SAVOIE.
AVEC LE SOUTIEN DE L’ADAMI ET DE L’HEXAGONE – SCÈNE NATIONALE ARTS-SCIENCES DE MEYLAN.

Durée : 1h

Dates et lieux des représentations: 
- Du 15 au 17 février 2018
 au Théâtre National de Chaillot - Paris