Dans les poches : Gilles Legardinier, Henning Mankell, Edgar Morin et Evelyn Waugh

Écrit par Serge Bressan Catégorie : Dans les poches Mis à jour : lundi 4 novembre 2019 20:09 Affichages : 183

legardinierPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / Dans les poches de Serge Bressan...

« J’ai encore menti ! » de Gilles Legardinier
Sans bruit ni tapage depuis 1996, Gilles Legardinier s’est installé parmi les auteurs francophones qui vendent le plus de livres. Ce qu’il a confirmé avec « J’ai encore menti ! », paru originellement en 2018. Les raisons de ce succès ? Un art sans roulements d’épaule pour mixer rire et émotion. Ainsi, nous embarquons cette fois avec Laura, une jeune femme qui se pose tant et tant de questions. Des questions existentielles, essentielles comme : comment réussir sa vie ? comment manger sans prendre dix kilos ? et aussi, et surtout : comment trouver l’amour ? Mais un jour, elle a un accident de poney- conséquence : sa mémoire est effacée. Il lui faut alors tout (re)découvrir. Tout, des bonbons aux garçons, en passant par les soutiens-gorges ou encore les lois qui font marcher l’univers. Ne sachant rien, n’étant pas polluée par les a priori, elle se lance dans une nouvelle vie aux allures de nouvelle aventure. Ne rien savoir serait-ce une chance pour être soi-même ?

J’ai encore menti !
De Gilles Legardinier
Editions : J’ai Lu
Parution : 2 octobre 2019
Prix : 7,90 €

 

mankell« Le dynamiteur » de Henning Mankell
Haute figure de la littérature scandinave, le Suédois Henning Mankell (1948- 2015) est tenu pour non seulement un grand auteur de polars mais aussi pour ses romans. Avec « Le dynamiteur », paru en 1973, il signait là son premier roman- et certains n’ont pas hésité à y voir, référence à Emile Zola, « un « Germinal » à la suédoise enthousiasmant ». Dans ce texte puissant, au crépuscule de sa vie, Oskar Johansson rencontre un homme mystérieux et lui raconte sa jeunesse, son histoire. Le temps où, à 23 ans en 1911, il travaillait sous terre au percement d’un tunnel ferroviaire. Son travail : dynamiteur. Il manipule l’explosif pour attaquer la roche. Est mutilé après une explosion terrible. Reprend son poste. Se marie, fonde une famille, a trois enfants. Et il milite chez les socialistes puis chez les communistes. Il rêve l’idéal, une société plus juste. Empli de personnages aussi singuliers que silencieux, « Le dynamiteur » est paru en VF trente-cinq ans après sa sortie en Suède…

Le dynamiteur
De Henning Mankell
Editions : Points / Seuil
Parution : 17 octobre 2019
Prix : 6,70 €

 

 

 

morin« Edgar Morin, l’unité d’un homme »
Près de 1 100 pages à glisser dans les poches, c’est bien le moins qu’on puisse offrir à un des grands penseurs francophones des 20ème et 21ème siècles. Et c’est « Edgar Morin, l’unité d’un homme »- un gros volume réunissant cinq de ses textes (dont le passionnant « Journal de Californie »), le tout présenté délicatement par Pascal Ory. Avec cet épais recueil, on a là un magnifique hommage à un homme bientôt centenaire (il est né le 8 juillet 1921 à Paris), à ce « grand indiscipliné » ainsi que le définit Pascal Ory. Morin, c’est un autodidacte devenu une pointure de la pensée française connue et reconnue dans le monde entier- il est traduit en quelque vingt-huit langues ! Indiscipliné il est- tout comme inclassable, irrécupérable aussi. Sociologue, il est également l’anthropologue des sociétés occidentales contemporaines. Penseur à la gourmandise insatiable, il a toujours privilégié le dialogue à la controverse- oui, il est encore et toujours l’homme de l’unité...

Edgar Morin, l’unité d’un homme
Editions :  Bouquins / Robert Laffont
Parution : 11 octobre 2019
Prix : 32 €

 

 

diablerie« Diablerie » d’Evelyn Waugh
Méconnu dans le monde francophone des lettres, Evelyn (Arthur St. John) Waugh maîtrisait comme personne l’humour, auquel il prenait plaisir à ajouter une dose de cynisme. Né à Londres en 1903, mort à Taunton (Somerset) en 1966, il a publié « Diablerie » (« Black Mischief », en VO) en 1932- un livre qui l’a fait accéder au statut de « maître de la satire ». On y croise Basil Seal qui va aider son ami Seth, l’empereur de l’île d’Azanie (un pays fictif, bien sûr). Là, y règnent sauvagerie et corruption. « L’heure était critique dans l’histoire locale. Les Blancs revenaient. De Bombay ils avaient gagné Aden : ils étaient à Zanzibar et au Soudan. Ils se frayaient un chemin autour du Cap ; ils descendaient le canal de Suez… », lit-on. Très critique (c’est le moins qu’on puisse écrire) sur les sujets de modernité et progrès rationnel, Evelyn Waugh s’est laissé, avec « Diablerie », aller à une satire piquante sur les efforts de l’empereur Hailé Sélassié 1er pour moderniser l’Abyssinie.

Diablerie
D’Evelyn Waugh
Editions : Pavillons Poche / Robert Laffont
Parution : 17 octobre 2019
Prix : 9,50 €