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L’École des femmes : un texte d’une modernité incontestable, porté par un Nicolas Rigas impérial en Arnolphe

Écrit par Sylvie Gagnère Catégorie : Théâtre Mis à jour : lundi 3 décembre 2018 12:06 Affichages : 138

ecole des femmes Par Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.fr/ Pas de surprise pour le texte, l’argument de la comédie de Molière est bien connu. Arnolphe, le riche bourgeois, n’a qu’une crainte : être cocu ! Pour éviter ce fâcheux désagrément, il a fait élever à l’écart du monde une petite fille. Enfermée dans un couvent durant 13 ans, totalement ignorante, la demoiselle lui semble devoir être l’épouse parfaite lorsqu’il l’amène chez lui. Mais ses plans ne vont pas se dérouler comme prévu, puisque l’Amour, sous les traits d’un jeune amant, s’empare du cœur de la naïve Agnès. La pièce est, comme souvent chez Molière, une comédie enlevée, pleine de rebondissements, tout en s’avérant une satire féroce du jaloux misogyne. La troupe du Théâtre du Petit Monde a choisi d’intégrer à sa mise en scène quelques morceaux de musique, et des airs chantés. Rien à dire sur la qualité des voix ou des musiciens, mais cela n’apporte rien à la représentation et casserait plutôt le rythme parfait de la comédie. Quant aux valets, virevoltants bien sûr chez le grand auteur, était-il vraiment nécessaire de leur faire réaliser des acrobaties façon ninjas (même s’ils les exécutent parfaitement)? Ces réserves énoncées, fort heureusement, la distribution se montre à la hauteur du texte : Martin Loizillon campe le jeune gandin, amoureux transi et naïf avec conviction, tandis Antonine Bacquet réussit à jouer une Agnès candide, bien qu’un rien roublarde. Et surtout, Nicolas Rigas est un Arnolphe remarquable, qui parvient à rendre son personnage touchant. Ridicule, certes, antipathique à souhait, et pourtant émouvant ! L’acteur possède la verve nécessaire pour dire la langue de Molière, et une présence impressionnante qui capte l’attention et embarque le spectateur. Au final, une belle soirée, parce qu’on ne se lasse jamais de Molière, parce que cette pièce a quelques relents d’actualité (!) et surtout parce que les interprètes, Nicolas Rigas en tête, sont excellents dans leurs rôles respectifs !

L’École des femmes 
Troupe du Théâtre du Petit Monde
Mise en scène : Nicolas Rigas
Avec Martin Loizillon, Nicolas Rigas, Salvatore Ingoglia, Romain Canonne, Jean Adrien, Antonine Bacquet ou Amélie Tatti, Philippe Ermelier ou Raphaël Schwob
Durée : 1h40

Dates et lieux des représentations: 
-Du 1er au 31 décembre, du mardi au samedi à 20h45, matinée les samedis à 16h, représentations exceptionnelles les lundis 24 et 31 décembre à 20h45 – Théâtre Dejazet, Paris 3 (M° République)