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Not a moment too soon : Trevor Carlson et Ferran Carvajal racontent Merce Cunningham, "une vérité" baignée d'émotions et de sensibilité

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Danse Mis à jour : samedi 25 mai 2019 23:02 Affichages : 404

Trevor Y FerranPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.com/ "Not a moment too soon" est la phrase prononcée devant son miroir par Merce Cunningham alors qu’il se filmait lui-même lors d’une tournée en Australie. Il a alors 79 ans. Le caméscope dont il se sert est un cadeau de Trevor Carlson, son bras droit, à la fois factotum du quotidien et directeur administratif de la compagnie. Ce dernier produit les œuvres de l'artiste, assure ses relations avec Robert Rauschenberg ou Mikhaïl Baryshnikov, lui fait rencontrer Ernesto Neto, Radiohead, Sigur Rós, Richard Hamilton ou encore Olafur Eliasson…et conçoit le futur « Legacy Plan » qui assurera la survie de son œuvre.

Pour les novices, Merce Cunningham (1919-2009) est un danseur et chorégraphe américain dont l'œuvre a contribué au renouvellement de la pensée de la danse dans le monde. Considéré comme LE chorégraphe qui a réalisé la transition conceptuelle entre danse moderne et danse contemporaine, notamment en découplant la danse de la musique, et en intégrant une part de hasard dans le déroulement des chorégraphies, à la charnière entre danse moderne et post-moderne, il crée des chorégraphies où il n'y a plus de fil conducteur, plus forcément d'histoire, tous les points de l'espace ont la même valeur, chaque danseur est un soliste...Il expérimente des mouvements jusqu'alors inconnus, cherche l'aléatoire en essayant notamment de se défaire des coordinations du corps... 

Not a moment too soon conte l’histoire de celui qui, tout en poussant son fauteuil roulant, faisait tout pour que Merce Cunningham continue à créer jusqu’à son dernier souffle….et si cette création nous permet d’entrevoir les dessous de l’œuvre de Cunningham et ses processus de création, elle montre aussi la face cachée de ce génie de la chorégraphie : « un homme espiègle qui adorait rire, filmer toutes sortes de choses avec son caméscope et un artiste aventureux qui aimait prendre des risques ». Avec son compagnon, le metteur en scène Ferran Carvajal, Trevor Carlson propose ainsi un spectacle polymorphe, un portrait subjectif mais sincère... où s’invitent notamment des films inédits et des anecdotes sensibles. Tous deux ont répondu à nos questions avec précision et attention, enrichissant le propos de leurs points de vue différents, pour réaliser un entretien passionnant dont nous les remercions vivement!

Quel a été l’élément déclencheur de votre désir de créer « Not a moment too soon »?

TC: Plusieurs personnes m'ont demandé si je tenais un journal personnel au cours des années où j'étais avec Merce, d'autres voulaient savoir si j'allais écrire un livre sur cette période de ma vie, et une amie en particulier m’a carrément incité à «faire quelque chose» au regard de toutes ces histoires que je partageais déjà entre amis, à propos de ces aventures que lui et moi avions vécues ensemble. C’est cette même amie généreuse qui, avec sa famille, m’a octroyé une subvention pour réfléchir à la manière dont je pourrais transmettre ou enregistrer ces histoires (en précisant également qu’en ce qui concernait l’aide financière accordée ce pouvait être «simplement pour sortir et manger de bons dîners avec Ferran pour le prochain couple d'années."). La liberté qu'elle m’autorisait en n'attendant rien en retour a été en fait une grande motivation pour moi, pour nous deux d'aileurs - Ferran et moi. Cela m'a aidé à réfléchir à la façon d'essayer de me souvenir de tout.

FC: L'idée initiale était basée sur une demande faite à Trevor d'écrire un livre sur son histoire et ses relations personnelles avec Merce Cunningham. Étant donné sa résistance à l'écriture, j'ai suggéré de commencer une série d'interviews dans lesquelles nous pourrions collecter ses souvenirs. Je l'ai interviewé pendant des mois, au début seulement avec sa voix, puis en introduisant une caméra et en ajoutant des lumières, tout se dirigeait vers la possibilité d'un documentaire plutôt que d'un livre. Un jour, Trevor m'a dit qu'il rêvait très fort de Merce. J'ai invité mon ami et dramaturge Albert Tola à participer au processus. À partir de là, nous avons travaillé à la transcription des rêves de Trevor, en écritures automatiques, et à une écriture guidée basée sur les images symboliques de ses rêves. L'idée était d'aider à révéler le subconscient. Avec tous les matériaux qui ont émergé, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de potentiel pour pouvoir faire un travail scénique. Je lui ai demandé s'il serait capable de raconter sa propre histoire sur scène et il m'a dit que nous pourrions essayer. Nous avons eu plusieurs réunions et ateliers pour écrire et travailler avec des scènes et des mouvements. Dans l'une d'elles, le directeur du Mercat de les Flors de Barcelone de l'époque nous a dit qu'il était intéressé par le matériau et qu'il aimerait commander la pièce. À partir de ce moment, toute la procédure de recherche s'est dirigée vers une pièce scénique. C'était très organique. Il n’y avait pas d’intention claire au début, c’est le même processus qui a conduit à la matérialisation du travail.

One day, Trevor told me that he was dreaming very vividly about Merce. I invited my friend and playwright Albert Tola to the process and from there we worked on the transcription of Trevor's dreams, in automatic writings, and guided writing based on the symbolic images from his dreams. The idea was to help reveal the subconscious.

Ferran Carvajal

merce y trevorSouhaitiez-vous montrer une autre facette du scénographe que celle que vous aviez pu voir auparavant dans les hommages qui lui étaient rendus?

TC: Mon histoire a moins à voir avec l'art chorégraphique de Merce et son travail d’artiste de manière générale qu’avec ce qu’il était en tant que personne lors des dernières années de sa vie. Je suis donc en mesure de restituer les pensées qui le traversaient avant et après avoir été dans un studio de danse; à quoi cela ressemblait d'être à côté de quelqu'un qui, tout le temps que je le connaissais, se confrontait à la mort et qui, en même temps, désirait ardemment continuer à explorer et à créer; à quoi cela ressemblait de le soutenir personnellement et dans son travail; et ce que c’était que de se trouver dans la posture de quelqu'un qui se demandait sans cesse si l’on ne commençait pas quelque chose qui n’allait jamais se concrétiser…

FC: Le premier intérêt était de montrer une facette différente de l'artiste à travers les yeux de quelqu'un qui avait été la personne la plus proche de Merce au cours des dernières années de sa vie. Au fur et à mesure du travail de création, des thèmes plus universels ont percé, qui nous ont encouragé à en faire une pièce scénique: fragilité et subjectivité de la mémoire, présence constante de la mort, relations intergénérationnelles, soins, prise en compte du legs de l’artiste, poids des responsabilités, soutien mutuel ... tout ce matériau me paraissait d'une plus grande importance au fur et à mesure que nous construisions la pièce et focalisait le processus de travail dans l'exploration des liens ténus entre le personnel et l'universel, tout cela avec l'intuition qu'il s'agissait aussi d'une sorte d'hommage nécessaire.

My story has less to do with Merce’s choreography or his work as an artist and is more about what he was like as a person in his finally years. I’m able to share about the thoughts he had before and after being in the dance studio; what it was like to be next to someone who the whole time that I knew him seemed to be facing death and who at the same time had an unyielding desire to continue exploring and creating; what it was like to support him as well as his work; and what is was like to constantly wonder if what we were starting something that wasn’t ever going to come to fruition.

Trevor Carlson

Quand avez-vous pensé que c’était « le bon moment » de le faire?

TC: Je ne fus prêt à partager ces histoires intimes que lorsque j’ai pris de la distance par rapport au travail. À la mort de Merce, j’ai dû prendre des mesures immédiates, quelques heures à peine après son dernier souffle, et ce travail ne s’est pas arrêté pendant trois ans. Je savais que ce serait le cas, mais je n’avais pas pris en compte le fait que j’avais également besoin de temps pour pleurer la perte d’une personne aussi importante de ma vie. Il y avait également le besoin de me sentir à l'aise pour parler de tout cela avec quelqu'un d'autre en qui j'avais confiance. Je savais que Ferran ne compromettrait pas les moments très personnels que je partageais avec Merce simplement pour des raisons de spectacle. Il était également réconfortant de savoir que Ferran avait observé et respecté mes interactions avec Merce. Ferran percevait bien qu'une grande partie de ma vie était centrée sur mon travail, lequel consistait notamment à prendre soin de Merce de manière professionnelle et personnelle.

FC: D'une certaine manière, le moment s'est manifesté naturellement. Après la mort de Merce, Trevor a consacré deux années intensives à un tour du monde pour la fermeture de la Merce Cunningham Dance Company. Au cours du processus des entrevues et de la création du spectacle, qui a duré deux ans de plus, nous avons découvert que ce processus faisait partie du même voyage et qu’il n’aurait pas pu le faire plus tôt, en quelque sorte la création de Not a moment too soon a clôturé la boucle d’un processus vital et personnel. Elle est arrivée au moment où elle s’imposait.

Dans cette oeuvre vous parlez donc essentiellement de votre lien avec le chorégraphe et de cette fameuse interdépendance dont vous avez pu formuler que Merce Cunnigham n’en percevait certainement pas toute la réciprocité...c'est bien cela?

TC: Je voulais être à l’intérieur de Not a moment too soon parce que c’est mon histoire, mais aussi parce que je ne peux vraiment pas la regarder en tant qu’observateur…C’est difficile pour moi de dire en quoi consiste cette pièce. Je comprends que les gens puissent y trouver des interprétations différentes en fonction de leurs histoires personnelles. Certes, pour ceux qui connaissaient Merce ou connaissaient son travail, la réponse a été que nous fournissions une perspective d’initié à l’artiste qu’a été Cunningham. Il y a également beaucoup de personnes, souvent moins familières avec Merce ou son travail, qui y voient une pièce théâtrale qui traite des personnes de générations très différentes qui ont trouvé un chemin commun qui aboutit aux derniers jours de l'aîné ; d'autres observent la relation importante qui existe entre une figure semblable à un père et l'enfant qu'il n'a jamais eu ; d'autres voient les thématiques de l'interdépendance et de la famille non-traditionnelle dont on dit souvent qu'elles peuvent se construire entre des hommes homosexuels qui ne sont pas des amants; ….en plus de la narration sur les derniers jours de Merce Cunningham, ce qu’ont été ses dernières pensées et ce sur quoi il s'est concentré durant ses dernières heures...

FC: Au cours de la création, j’ai découvert qu’au-delà de la possibilité de contribuer à une nouvelle vision de la vie et du travail de l’artiste, le moyen le plus honnête de faire la lumière sur cette expérience vitale entre les deux hommes était de se concentrer sur la vie privée de Trevor, sa vision personnelle et subjective. Petit à petit, Trevor devenait le protagoniste de l'histoire et j'ai décidé que c'était le résultat le plus approprié. Sa propre vision serait révélée à travers la figure de Merce, avec l’humilité de reconnaître que nous ne disions pas "la vérité" mais "une vérité", selon Trevor. Peut-être biaisée par les émotions et la fragilité de la mémoire.

During the creation I discovered that, beyond being able to contribute a new vision not yet written about the life and work of the artist, the most honest way to shed light on this vital experience between the two men was to focus on Trevor's personal and subjective vision. Little by little, Trevor was becoming the protagonist of the story and I decided that it was the most appropriate outcome. His own vision would be revealed through the figure of Merce, with the humility of recognizing that we did not tell "the truth" but "a truth", Trevor’s. Possibly biased by emotions and the fragility of memory.

Ferran Carvajal

merce y trevorComment avez-vous travaillé sur ce spectacle? A partir d’une matière documentaire et émotionnelle importante, on imagine, avec laquelle vous avez conçu un objet..théâtral? chorégraphique?

TC: Mon travail sur cette création ressemble beaucoup à celui d’un spectateur. Je n’ai jamais eu l’intention de concevoir un spectacle et je ne pensais absolument pas que je jouerais un jour. Lorsque le travail a avancé, j'ai continué à vouloir rester en dehors du processus de création, en parlant de choses dont je pouvais me souvenir et en laissant à Ferran et à notre dramaturge Albert Tola la liberté de piocher dans ce qui me semblait intéressant.
Au début, c’était une sorte d’histoire orale qui devint plus tard un objet théâtral. J'aime l'idée que ces histoires soient racontées de cette manière, car après tout, tout ce que j'ai fait avec Merce, c'était finalement de l'aider à réaliser d’autres productions artistiques. Il semblait alors approprié que ces histoires s'imposent également sur une scène, complétant en quelque sorte le voyage. Quand on m'a demandé de me représenter moi-même sur le plateau, j'ai pensé «Pourquoi pas? S'ils pensent vraiment que je peux le faire, je devrais essayer. C’est quelque chose que j’ai appris de Merce."
Cette pièce est une accumulation de nombreuses choses. Ce qui la décrit le mieux est peut-être le terme de portrait théâtral en mouvement. Cette année, elle a été présentée dans un certain nombre de festivals de danse et de théâtres : 2019 est l’année où il aurait eu cent ans.

FC: J'ai conçu un processus permettant de combiner les différents éléments artistiques de manière à ce qu'ils puissent dialoguer comme le font les rêves. Travailler avec des éléments de l’inconscient, avec de vrais souvenirs et en même temps remettre en question ces souvenirs. Tout cela en essayant de maintenir l'intégrité et le respect de Trevor et Merce. Pour cela, et pour la narration de l'histoire, j'ai utilisé le même processus créatif pendant deux ans comme fil conducteur, les caméras de vidéosurveillance comme métaphore du sujet observé lors de la multitude d'interviews et de son exposition ultérieure au monde. Jouant avec des images en temps réel et d’autres préenregistrées, les images capturées par Cunningham lui-même, les prismes de tulle qui permettent une exposition nette des images et en même temps leur évanouissement, le mouvement, la narration fragmentée ... tout cela nous aide à créer un kaléidoscope plus circulaire que linéaire qui continue à nous parler, tant dans son contenu que dans sa forme, de la composition et de la structure de la mémoire et de sa relation avec les rêves. Pour moi, il était très important de rechercher le bon équilibre entre tous ces éléments. Cela fait partie du corps de mon travail artistique et cette pièce avait tous les ingrédients pour cette exploration. Bien que nous travaillions et étudions les processus de création de Merce comme celui du hasard, nous utilisons au final nos propres systèmes en nous éloignant de ses méthodes. Nous avons pensé que c'était le plus approprié pour notre pièce.

I designed a process in which to combine the different artistic elements in a way in which they could dialogue as dreams do. Working with elements of the unconscious, with real memories and at the same time questioning these memories. All this trying to maintain the integrity and respect of both Trevor and Merce. For this, and for the narration of the story, I used the same creative process over two years as a guiding thread, the video surveillance cameras as a metaphor of the subject observed during the multitude of interviews, and his subsequent exposure to the world. Playing with images in real time and other prerecorded ones, the images captured by Cunningham himself, the prisms of tulle that allow us a clear exposure of the images and at the same time their fading, the movement, the fragmented narration ... all this helps us to create a kaleidoscope more circular than linear that continues to speak to us, both in content and form, of the composition and structure of memory and its relation to dreams. For me, it was very important to investigate the proper balance of all these elements. It forms part of the body of my artistic work, and this piece had all the ingredients for that exploration. Although we work and study the processes of creation of Merce as chance, finally we use our own systems far from their methods. We thought it was the most appropriate for our piece.

Ferran Carvajal

Trevor Carlson, vous êtes seul sur scène…Dans quelle mesure peut-on dire qu'il s'établit une sorte de dialogue entre vous et l’esprit de Merce Cunnigham?

TC: Même si je suis seul sur scène, je ne me sens jamais vraiment seul à cause des divers éléments créatifs. Cela ressemble parfois à un duo avec Merce car il est toujours présent à travers ces vidéos très spéciales qu'il a prises de son fauteuil roulant, parfois quand nous étions ensemble et parfois quand il était seul. Il y a beaucoup d'autres éléments sur scène, y compris des caméras de surveillance qui me capturent tout au long du spectacle, comme si j'étais interviewé par un journaliste ou interrogé par un ami ou même observé par une mouche sur le mur. Parmi les autres éléments de nos collaborateurs artistiques, citons les contributions du cinéaste espagnol Miquel Àngel Raió et du compositeur Jaume Manresa, ainsi que de l’artiste visuel américain Casey Curran. Tous ces éléments combinés permettent de créer une sorte de tapisserie ou de canevas qui contribue à l’histoire et donne beaucoup moins l’impression que je joue un solo.

Si vous deviez définir ce spectacle en quelques mots…lesquels utiliseriez-vous?

TC: C’est une histoire sérieuse et honnête sur l’existence de l’un des chorégraphes les plus influents du monde au cours des dernières années de sa vie.

Enfin, à la fin de la pièce, quel souvenir, quelle impression souhaiteriez-vous avoir transmise de lui?

TC: De toujours prendre des risques et d’être passionné par tout et tout ce que vous faites. C’est le présent qui crée les souvenirs de notre passé.

To always take risks and be passionate about anything and everything you are doing. It’s being in the present that creates the memories from our past.

Trevor Carlson

Not a moment too soon
Thorus Arts
Une creation de Ferran Carvajal
Avec : Trevor Carlson
Scénario et dramaturgie : Albert Tola
Vidéo : Miquel Ángel Raió
Décor : Max Glaenzel
Musique : Jaume Manresa
Lumières : Maria Domènech
Costumes : Alejandro Andújar
Artiste visuel : Casey Curran
Coach pour les mouvements : Joan Palau
Documentaliste : Elisabet Prandi

Coproduction : Barbican, Mercat de les Flors, Thorus Arts
Commande de Nancy Dalva, Katherine Hayes, Mary Rice, Sutton Stracke
Avec le soutien de la Robert Rauschenberg Foundation, de la Generalitat De Catalunya et du Consorci Institut Estudis Balearics
Les vidéos de Merce Cunningham appartiennent à une collection privée à New York et ont été généreusement prêtées sans restriction

Crédits-photos: 

Trevor And Merce(c) LOURDES DELGADO
Not a moment too soon (c) YoanaMiguel
Trevor and Ferran (c) Ximena y Sergio

Dates et lieux des représentations:
- Les mardi 25 Juin à 20h et mercredi 26 Juin à 19h à l’Opéra Comédie - Première en France dans le cadre du Festival Montpellier Danse 2019

En savoir davantage sur Trevor Carlson et Ferran Carvajal:

Nommé administrateur du Merce Cunningham Trust en mai 2011, Trevor Carlson travaille pour la Cunningham Dance Foundation depuis 1998. Il a contribué à enrichir les programmes de résidence de MCDC et avec Merce Cunningham a notamment mis au point un atelier pour les étudiants basé sur l’utilisation de DanceForms. Il a également favorisé les collaborations entre Cunningham et Radiohead, Sigur Rós, Tacita Dean, Ernesto Neto et Romeo Gigli. Il a été le producteur exécutif de la série Mondays with Merce et a conçu et mis en oeuvre le plan d’héritage de Merce Cunningham, comprenant the Legacy Tour, Dance Capsules, etc. Diplômé de la licence en danse de Juilliard, Trevor Carlson a donné des conférences en Amérique du Sud et du Nord, en Europe et au Moyen-Orient. Il a sa propre société de production basée à Barcelone, Thorus Arts, qui soutient sa création Not a moment too soon.

Ferran Carvajal est acteur, danseur, chorégraphe, producteur et metteur en scène tout aussi bien au théâtre qu’à l’opéra, au cinéma et à la télévision. Sa formation inclut des études d’interprétation à l’Estudio Festino Barocco de Barcelone et des études de théâtre physique avec Lloyd Newson et DV8 Physical Theatre à Londres entre autres. Il a étudié également la danse contemporaine, le yoga et la voix qu’il a développé en débutant avec La Fura dels Baus dans La Atlántida (1996) et El Martirio de San Sebastián (1997). Ferran Carvajal a l’habitude de travailler de manière interdisciplinaire, en développant diverses matières dans ses collaborations artistiques. Ses débuts derrière la caméra se font avec le court métrage ¡Otra Vez! (2013), une série de douze chapitres, écrite par deux psycho-oncologues, intitulée Píldoras Isocráticas, et centrée sur la lutte des personnes atteintes de cancers et leur entourage. Pendant plus de sept saisons, Ferran Carvajal a fait partie du casting de la série télévisée Cor de la Ciutat (2000-2010), en interprétant le rôle de Narcis, personnage pour lequel il reçut le prix spécial APEI-Cataluña.