Vincent Kardasik : "En terme d’aventure humaine,il n’y a rien de plus fascinant que de pouvoir assister et documenter ce passage de relais entre 3 générations. "

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Cinéma Mis à jour : lundi 18 juin 2018 22:25 Affichages : 2331

Vague à l'amePar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.fr/ Vincent Kardasik est un réalisateur de films récompensé de multiples fois. Le mouvement et l'océan se disputent la vedette au coeur de ses images. Passionné de surf, nourri de diverses influences culturelles et fort d'un background technique impressionnant, il aime à s'éloigner des stéréotypes.

En partenariat avec Billabong Adventure Division, il a ainsi conçu son documentaire "Vague à l'âme" qui suit le surfeur français Benjamin Sanchis, surnommé Sancho et originaire d'Hossegor dans les Landes. De Jaws où le wipe-out est féroce à Mullaghmore aux eaux teintées d'émeraude, de Nazaré - QG de tous les Bigwaveridersde la planète - à Teahupoo au tube court mais intense, on voyage en la compagnie de ce surfeur émérite..

Genèse du film et flashback. Le 11 décembre 2014, Sancho ride la plus grosse vague jamais surfée, à Nazaré au Portugal, estimée à 33 m (soit l'équivalent d'un immeuble de 10 étages). Il chute au derniers tiers, manquant de s’y noyer, et il est rattrapé in extremis par son pilote de Jet-ski. Pour les XXL Awards, les Oscars du surf de gros, ce sera le wipe-out (la chute) de l’année. La performance inonde les réseaux sociaux mondiaux à raison de dizaines de millions de vues. Terrible déception. Une nouvelle quête débute alors pour Sancho, celle de la reconnaissance. Direction Jaws, à Hawaii, et ses vagues jadis conquises par Laird Hamilton, bigwaverider de légende. Pour une session à la rame (sans l’aide d’un jet-ski tractant le surfeur) impressionnante... 

Vincent Kardasik"Vague à l’âme" se veut une plongée dans les coulisses du bigwaveriding. Vincent Kardasik filme tout autant les heures de préparation, de questionnement et d'attentes que les sessions dantesques. Stress, frustrations, engueulades, parties de rigolade : au travers du personnage de Sancho, l'on découvre le quotidien de ces «wave-warriors» tout à la fois héros et êtres en proie aux doutes et déceptions. On y éprouve la pression des XXL Awards, nécessaires pour rapporter des sponsors, l'obsession de la productivité, la difficulté de choisir entre faire de l’image et pas de la compétition...Le documentaire donne cependant l'occcasion aussi de suivre des sessions de surf superbes, des chutes hallucinantes, et de nombreuses minutes magiques de communion avec la nature. Pour toucher un peu, au final, à la réalité de ces surfeurs mythiques qui ont choisi de vivre intensément au creux de la vague...

"Vague à l'âme" a été présenté en avant-première le 19 mai 2018 à Londres, puis à Lisbonne, Barcelone, Munich, Paris...Le 14 juin, c'était la première projection américaine, devant plus de 2000 personnes, lors du Maui Film Festival. Nous avons posé quelques questions à son démiurge que nous remercions pour la précision et la qualité de cet échange! 

Quel a été le point de départ de ce documentaire? Une rencontre avec un rider en particulier? Une expérience personnelle traversée? Une observation curieuse depuis de longues années des humeurs des big waves riders et l’envie d’en rendre compte dans un long-métrage?

Depuis mes débuts dans l’audiovisuel, j’ai toujours eu le cinéma en ligne de mire. Le surf étant mon domaine de prédilection, je m’étais fixé comme objectif de tourner un film autour de ma passion et de celle de mes amis, je rêvais bien sûr de pouvoir le diffuser sur la toile même si de nos jours, le digital domine…
J’ai longtemps cherché un projet qui me permettrait de montrer autre chose que de l’action.
En 2014, alors que j’accompagnais mes amis de longue date, François Liets et Benjamin Sanchis, lors d’une expédition en Irlande, j’ai pris conscience que mon sujet était devant moi: je les connaissais bien, ils me faisaient assez confiance pour filmer les moments « off » et ils étaient surtout la meilleure équipe de surf de grosse vague en Europe.
Nous en avons parlé avec François qui était de suite emballé par l’idée et nous nous sommes lancés dans le projet le plus compliqué que nous n’avions jamais réalisé… Entre les problèmes de financement, les blessures, les changements brutaux dans l’industrie du surf, etc… Ce film que j’imaginais comme une chronique du surf de gros en Europe est devenu un long périple autour du Monde...

Billabong Ce film évoque le « gros surf », c’est à dire des vagues qui dépassent les 6 mètres, c’est bien ça? Êtes-vous vous-même un big wave rider? Faut-il l’être nécessairement pour filmer au mieux ces vagues impressionnantes?

Au delà du « gros surf », le film évoque surtout la recherche d’une vague « parfaite », terme plus que subjectif… Pour nos protagonistes, la vague parfaite est en général tubulaire et massive, beaucoup de vagues dans le film frisent ou dépassent les 6 mètres mais certaines parties ont été tournées dans des conditions plus « petites »… Mais pas forcément moins risquées.

Au delà du « gros surf », le film évoque surtout la recherche d’une vague « parfaite », terme plus que subjectif…

Pour répondre à votre question, je ne suis pas un surfer de grosse vague, je suis même un surfer raté et comme beaucoup dans ce métier, je pense que c’est ce qui fait ma force… Lorsque les vagues sont vraiment parfaites, ma passion de l’image prend le pas sur ma passion du surf pour la bonne et simple raison que mon niveau et mon engagement ne me permettront pas de faire des étincelles lors d’une grosse session donc je me rabats naturellement sur un domaine que je maitrise plus… Chacun sa place...

Pour basculer dans le gros surf, cela nécessite, on suppose, une préparation de longue haleine et une condition physique très importante? Votre film montre-t-il cela?

Avant tout, cela nécessite de passer du temps dans l’eau, sur sa planche, à prendre des vagues de toutes tailles… Rien ne remplacera jamais le « sens marin ». La préparation physique est certes importante mais de nos jours, de nombreux surfers se rabattent dessus pour essayer de compenser un bagage technique parfois un peu limité…
Dans "Vague à l’Ame", nous avons volontairement choisi de ne pas évoquer cet aspect du sport, on y retrouve Benjamin lors d’un entrainement qui a plus valeur de défouloir pour évacuer une certaine frustration mais nous ne voulions surtout pas faire croire aux spectateurs qu’il suffit de passer des heures dans des salles de sport ou autres piscines pour surfer des grosses vagues.
Shane, Benjamin et même le jeune Justin sont des sportifs de haut niveau, ils complémentent leur pratique du surf par d’autres activités physiques encadrées (boxe, musculation, travail intensif en piscine, etc…) mais rien ne remplacera jamais l’expérience qu’ils ont accumulée en passant des heures dans l’eau.

nous ne voulions surtout pas faire croire aux spectateurs qu’il suffit de passer des heures dans des salles de sport ou autres piscines pour surfer des grosses vagues.

BillabongVague à l’âme suit trois big waves riders, Benjamin Sanchis, Shane Dorian et Justin Bécret. Comment s’est porté votre choix sur eux en particulier?

En plus d’être l’un des meilleurs surfers de grosse vague aux Monde, Benjamin est un de mes meilleurs amis, travailler avec lui sur ce projet s’est donc fait naturellement. Je connaissais sa relation quasi-paternelle avec Shane Dorian qui a révolutionné le surf de grosse vague ces dix dernières années et François Liets nous a mis en contact. A chaque session, Shane prenait Sancho sous son aile et lui faisait passer un cap.
Après quelques mois de tournage, François a suggéré que nous ajoutions Justin Becret au projet, à l’époque, il avait 15 ans, il était discret mais faisait déjà preuve de beaucoup de technique et d’engagement.
François avait remarqué qu’en présence de Justin, Benjamin prenait naturellement le rôle que Shane avait avec lui précédemment. En terme d’aventure humaine, il n’y a rien de plus fascinant que de pouvoir assister et documenter ce passage de relais entre 3 générations.

On imagine que ce film désirait montrer l’autre côté de la médaille de ce sport extrême, qu'on lie toujours à des montées d’adrénaline enivrantes, à des sportif(ve)s de haut niveau à la témérité arrogante au sein de vagues aussi dantesques que fascinantes?

Nous souhaitions surtout montrer que rien n’est facile ou évident. On peut prendre la plus grosse vague jamais surfée, être sur-médiatisé du jour au lendemain, à la fin de la saison, il faut tout reprendre à zéro si on veut perdurer dans cette discipline.
On a beau s’entourer de l’un des meilleurs spécialistes météo en Europe, on n’est jamais à l’abri de passer dix jours sans trouver une bonne vague alors que l’on avait tout investi sur un voyage.
vague à l'âme Et même si on est considéré comme l’un des meilleurs surfers de grosse vague au Monde, quand la peur ou le traumatisme prend le dessus, il faut parfois des années pour améliorer ses précédentes performances.
C’est tout cela que nous souhaitions montrer dans "Vague à l’Ame", au delà des vagues, des records et des prix, ce qu’il en coûte vraiment de vivre de sa passion.

On peut prendre la plus grosse vague jamais surfée, être sur-médiatisé du jour au lendemain, à la fin de la saison, il faut tout reprendre à zéro si on veut perdurer dans cette discipline.

BillabongTechniquement, on imagine que le stress, l’angoisse, la frustration existent aussi pour les concepteurs du film puisqu’on est tributaire des conditions météorologiques et qu’on ne peut pas répéter les prises sur les vagues…Quelles ont été les principales difficultés rencontrées lors de ce tournage…qui s’est étalé sur 3 ans, c’est bien ça?
Quand un tournage se passait bien, nous restions en général 3 à 4 jours sur place avec une équipe vraiment réduite, deux cadreurs dans le meilleur des cas. L’action était la priorité car les bonnes fenêtres sont très courtes, en général 2 à 4 heures maximum par jour et la plupart du temps, seulement une fois par tournage…
Le caractère imprévisible du surf complique tout en terme de production… Si vous ratez une vague et que c’était LA vague du séjour, vous avez gaspillé du temps, de l’énergie et bien souvent beaucoup d’argent… Même si nous avons eu un très bon soutien de nos partenaires, le budget était quand même très limité pour un tel projet… Ou nous avons mis la barre un peu trop haut…
Le tournage s’est donc étalé sur 3 ans parce que nous attendions les bonnes conditions au bon endroit et par bonnes conditions, j’entends une bone lumière en plus des bonnes vagues… François a fait un travail remarquable en Irlande notamment ou il a déclenché les expéditions sur de très belles journées de surf mais avec aussi un ciel bleu, ce qui est rare en hiver las-bas.
Des fois, nous n’avons pas tourné pendant 6 mois d’affilée, faute de budget…
Et puis, je dois reconnaitre que ça n’a pas aidé mais je voulais absolument retourner à Nazaré au Portugal, je savais que malgré sa dernière session là-bas et ses fantômes, Benjamin se devrait d’y repartir, il fallait juste attendre le bon moment.

Le caractère imprévisible du surf complique tout en terme de production… Si vous ratez une vague et que c’était LA vague du séjour, vous avez gaspillé du temps, de l’énergie et bien souvent beaucoup d’argent…

Question de néophyte : avec quels types de matériel tournez-vous les sessions dans l’eau? Avez-vous une anecdote à nous confier en lien avec ce tournage?

Je tourne avec un caisson étanche conçu spécialement pour tourner dans l’eau ou d’un jet-ski avec les caméras Red qui sont des caméras de cinéma digital, plutôt le genre de caméra que l’on retrouve sur les plateaux de film…
Pas vraiment d’anecdote si ce n’est que chaque session a connu son lot de séries qui décalent, de vagues qui ferment et que bien évidemment, j’ai pris pas mal de vague sur la « truffe » et passé pas mal de temps à palmer pour me sortir de situations compliquées.
Dans l’eau, on ne se déplace uniquement qu’à la force des jambes avec un caisson de plus de 10kg à bout de bras…
Bizarrement, mes souvenirs les plus angoissants lors du tournage de "Vague à l’Ame" sont liés à des sorties ou j’opérais depuis l’arrière du jet-ski… J’ai la chance d’avoir 3 très bons pilotes dans mon entourage, Yann Benetrix, Paul O’Kane et bien sur François et j’ai bien souvent « remis ma vie » entre leur mains… Il faut avoir confiance en son pilote pour se dire qu’on va passer l’après-midi à passer par dessus des vagues de plus de 5 mètres dans une eau à 12 degrés...

BillabongLe trailer du documentaire débute par : « Une vague peut changer ta vie ». Le surf est toujours associé à un mode de vie, voire à une philosophie de vie. Dans quelle mesure est-ce un mythe cultivé par le 7ème art?

Le surfer passe pour un extraterrestre dans la plupart des films qui traitent du sujet et dans la réalité, c’est un peu la même…
Quelque soit son origine ou sa profession, il garde toujours un oeil sur l’Océan et les conditions, que ce soit à la plage ou au travers de son smartphone… Beaucoup de ses choix sont influencés par sa passion, il suffit de constater le nombre de personnes qui posent leurs vacances en fonction des moments propices au surf dans l’année ou qui finissent par quitter leur emploi pour se rapprocher des vagues.
Et bien souvent, le sujet de conversation préféré du surfer est… le surf, avec son jargon parfois difficile à comprendre pour le non-initié…
Dans "Point Break", le personnage interprété par Patrick Schwayze passe pour un gourou métaphysique laconique, accro à l’iode et à l’adrénaline, c’est bien sur un cliché mais pour avoir eu l’occasion de « mélanger les genres » , le surfer est souvent en décalage en société et finit toujours par passer pour ce qu’on appelle un « branque » …

Le surfer passe pour un extraterrestre dans la plupart des films qui traitent du sujet et dans la réalité, c’est un peu la même…

Les réalités de la compétition et de la productivité intrinsèques à notre société contemporaine altèrent-elles un peu ce sport? Avez-vous constaté des changements majeurs ces dernières années qui justifient…peut-être ce vague à l’âme?

La sur-médiatisation du surf via internet a à la fois contribué au développement du sport et l’a aussi un peu abimé.
Comme pour tout, le surf est devenu quelque chose qui, visuellement, se consomme de suite puis se jette pour essayer de trouver mieux. On ne cherche plus à voir des images de surf, elles nous sautent aux yeux au travers des réseaux sociaux, des campagnes de publicités des grandes marques, etc…
La performance est souvent entachée par la recherche de spectaculaire. Aujourd’hui un surfer du World Tour, l’Elite, qui gagne une compétition fera moins de vue qu’un surfer qui se retourne en jet-ski sur une vague gigantesque au Portugal… Et ça fausse un peu la donne.
Les marques comme les médias vont pousser un surfer à fond pendant quelques mois pour l’oublier du jour au lendemain… Mais c’est une réalité dans beaucoup d’autres disciplines.
BillabongC’est parfois difficile de trouver ou de conforter sa place dans l’industrie du surf, surtout pour notre génération à Benjamin et moi. Nous aurons 40 ans dans quelques années et nous avons toujours du mal à faire croire au travers d’Instagram et de Facebook que tout ce que nous vivons est formidable. D’ailleurs, bien souvent, lors d’un moment fort, une bonne session ou après une vague exceptionnelle, on préfère rester entre nous autour d’un bon repas pour souffler et profiter de l’instant que de se rabattre sur notre téléphone pour essayer de nous vendre… On nous l’a souvent reproché mais pour nous qui avons connu « l’âge d’or du surf » avant les réseaux sociaux et autres influencers, c’est parfois difficile d’admettre que la performance et l’émotion doivent être reléguées au second plan…Mais on s’adapte...

La performance est souvent entachée par la recherche de spectaculaire. Aujourd’hui un surfer du World Tour, l’Elite, qui gagne une compétition fera moins de vue qu’un surfer qui se retourne en jet-ski sur une vague gigantesque au Portugal… Et ça fausse un peu la donne.

Qu’est-ce qui est essentiel, selon vous, à tout bon documentaire sur le surf? type de rythme, type d’images, alternance voix off et scènes de vie?

L’authenticité et l’émotion sont mes priorités… Arriver à montrer ce que nous vivons mais bien sûr de façon esthétique, il faut que visuellement ce soit plaisant, que l’image reste nette, bien cadrée, que ce soit dans l’eau ou dans un aéroport. Il faut s’appuyer sur de nombreux codes cinématographiques et les respecter.
De plus, ne pas hésiter à casser le rythme, on peut sortir d’une session très rapide et efficace pour enchainer sur un moment de vie plus lent, plus confus… Comme expliqué plus haut, des fois nous passons des mois à attendre 4 heures de surf à l’autre bout de l’Europe et nous avons essayé de le retranscrire au travers du montage.

L’authenticité et l’émotion sont mes priorités…

Pour la bande-son, le bruit blanc des vagues est un indispensable forcément…mais qu’avez-vous choisi comme autres compositions musicales? Qu’est-ce que vous attendiez de la musique?

Deux de mes meilleurs amis, Ryan Keen et Dan Dare, sont d’excellents musiciens avec des carrièresBillabong solos accomplies. J’ai toujours rêvé de travaillé avec une bande son « sur mesure », pouvoir monter mes images, mon histoire, avec un rythme et une mélodie en tête puis que la musique vienne ensuite se coucher dessous.
Pendant 7 jours, Ryan et Dan sont restés dans notre studio. Le matin, je fignolais mes séquences et nous les visionnons ensemble, nous échangions autour du thème, du rythme, de l’intensité fonction des interviews ou de l’action et l’après-midi et bien souvent la nuit aussi, ils composaient et nous enregistrions la bande-son. Sans leur travail et leur talent," Vague à l’Ame" n’aurait jamais eu la même intensité à l’écran.

…Enfin pour conclure...Etonnant, tout de même, toutes ces expressions avec le mot « vague » évoquant la mélancolie…non? Le surfeur est-il un héros tragique à l’image de ces grandes masses d’eau agitées par le vent, condamné aux montagnes russes des émotions... tantôt sur la crête glorieuse de swells euphorisants, tantôt au creux de la vague?
Montagne russes, c’est la première expression qui me vient en tête quand on me demande de décrire mon expérience du tournage…

Montagne russes, c’est la première expression qui me vient en tête quand on me demande de décrire mon expérience du tournage…

Chaque vague est unique (du moins dans l’Océan, avec les piscines à vague, c’est maintenant une autre histoire…), le surf peut être grisant parce que chaque nouveau « ride » sera différent du précédent.
Tant qu’on est capable de ramer, de passer sous une vague, de se lever sur sa planche, on cherche toujours à aller plus loin quelque soit notre niveau ou nos capacités physiques… Mais bien souvent, pour atteindre ces quelques secondes « d’extase » , il y a beaucoup d’effort et de frustration autour.
Le surfer est frustré quand les vagues ne sont pas bonnes, que le vent est mal orienté ou qu’il y a trop de monde à l’eau… Il a l’impression qu’on lui retire ses privilèges, qu’on cherche à le priver de son bonheur…
Mais le surfer devrait regarder autour de lui et réaliser qu’après tout, ce qu’il fait, ce n’est que du surf et que s’il peut se permettre de se concentrer autant sur sa passion, son équipement, sa météo, ses voyages, etc… Au vu de tout ce qui se passe dans le Monde et notre société, c’est qu'il a déjà un statut privilégié…
Trop souvent, le surfer dramatise la situation faute de lien avec la réalité mais c’est aussi ce qui le rend attachant.

Trop souvent, le surfer dramatise la situation faute de lien avec la réalité mais c’est aussi ce qui le rend attachant.

Billabong

Vague à l'âme
Documentaire
Billabong Adventure Division
Réalisateur : Vincent Kardasik
Avec Benjamin Sanchis, Shane Dorian, François Liets, Justin Bécret
Durée : 52 minutes

Crédits-photos : Billabong / Laurent Pujol / Manu Miguelez 

Suivre Vincent Kardasik sur Instagram 

Suivre Benjamin Sanchis sur Instagram 

Suivre Shane Dorian sur Instagram

Suivre Justin Bécret sur Instagram  

Suivre Billabong sur Instagram 

Billabong