La mélodie du bonheur : le film qui rend heureux !

Écrit par Guillaume Chérel Catégorie : Cinéma Mis à jour : vendredi 14 octobre 2016 08:56 Affichages : 2631

Lost melodyPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/ Le genre de film dont on a entendu parler mais qu’on n’a jamais vu, tout en connaissant chaque chanson. Vous n’avez pas honte de verser une larme en regardant un film, vous êtes nostalgique de ces grandes sagas en cinémascope sans une once d’hémoglobine ? « La Mélodie du bonheur » (The sound of Music) est faite pour vous. C’est pourtant, encore une fois, le type de film culte dont on se dit qu’il a dû vieillir et ennuyer par sa mièvrerie. Et bien pas du tout. Oui c’est parfois désuet, limite suranné mais c’est tellement bien joué (par Julie Andrews notamment) et filmé (par le maître Robert Wise) que c’est un régal. On en redemande. C’est frais, drôle, surprenant, bourré d’énergie, superbement chanté. Un vrai régal ! Cinq oscars tout de même.

Le pitch : Salzbourg (Autriche), dans les années 30. Maria, une jeune femme bourrée d’énergie mène dans le couvent de Nonnberg une existence heureuse rythmée par la musique et le chant. Un jour, la Mère Supérieure, dans le souci de tester la fiabilité religieuse de Maria, décide d'envoyer la turbulente jeune femme dans la villa du Capitaine Georg Von Trapp, un veuf qui élève seul sept enfants, et qui recherche une gouvernante. Dès son arrivée, Maria se heurte à l'autoritarisme du Capitaine Von Trapp, lequel dirige la maison d'une main de fer. En revanche, elle va gagner l'amour de sept enfants. Mais la délicatesse et la bienveillance de Maria vont peu à peu séduire Georg Von Trapp et insuffler dans la villa un bonheur inconnu jusqu'alors. Une jolie joie de vivre qui n'est pas du goût de la Baronne Ella Schraeder, laquelle force Maria à quitter la villa. Pendant ce temps, la suprématie nazie s'étend jusqu'aux portes de l'Autriche…Dit comme ça, bof. Mais quand vous saurez que l’histoire est basée sur une histoire vraie, ça commence à titiller la curiosité.
« La Mélodie du bonheur » a tous les ingrédients du mélo mielleux et cucul-la-praline. Encore une fois, tout faux. Sous la thématique de comédie musicale hollywoodienne se concentrent des valeurs comme l’amitié, la joie de vivre, et le courage de rester soi-même dans l’adversité, même en cas de danger fasciste. Et pourtant, encore une fois, les premières images, d’une naïveté désuète font craindre le pire. On se croirait dans « Heidi » au pays de Sisi l’impératrice… Des montagnes, de verts pâturages, et la belle jeune femme qui gambade dans les prés, avec sa blouse grise et ses joues roses. Puis, au fil des minutes, on est pris par l’histoire. Arrivé à l’entracte, comme au bon vieux temps, on est impatient de savoir la suite : vont-ils s’aimer ? Y’aura-t-il un happy end ? On sort de la salle tout chose. En se disant que la vie est belle, après tout.
Pour la petite histoire, la Paramount avait acheté les droits du film allemand en souhaitant proposer le rôle principal pour une adaptation américaine à Audrey Hepburn. Les droits sont vite cédés à Darryl et Richard Zannuck à la tête de la Fox. La Twentieth Century Fox s’empresse alors de proposer « La Mélodie du bonheur » à Robert Wise, doublement couronné d’Oscars en 1962 (meilleur réalisateur et meilleur film) pour l’adaptation d’un autre « Broadway musical » : "West Side Story". Peu enclin à s’engager dans la réalisation d’une nouvelle comédie musicale, Wise finit par accepter étant las d’attendre les autorisations de tournage du gouvernement chinois de Tchang Kaï-chek pour son ambitieuse production de La Canonnière du Yang-Tse (qu’il réalisera juste après), avec Steve MacQueen.

Titre original : THE SOUND OF MUSIC (Etats-Unis)
Duree : 2H54 mn
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 13 Octobre 2010
Sortie en salles le 19 Octobre 2016
Année de production : 1965

Enregistrer

Enregistrer