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« Le couteau » de Jo Nesbø : le grand retour de Harry Hole

Écrit par Serge Bressan Catégorie : Polars Mis à jour : mercredi 21 août 2019 08:55 Affichages : 251

nesboPar Serge Bressan -Lagrandeparade.fr / Qu’on se le dise ! L’inspecteur Harry Hole est de retour. Pour une douzième aventure et une parution dans vingt-huit pays entre juin et décembre 2019. C’est « Le couteau », un polar de la Série Noire écrit par un maître du genre, le Norvégien Jo Nesbø. On avait quitté l’inspecteur dans un triste état, avec une sacrée gueule de bois en prime. Ce qui lui a valu, parce qu’alcoolique et dépressif, d’être viré du domicile conjugal par sa femme Rakel et de se retrouver à suivre les « cold cases » à la police criminelle d’Oslo. Et puis, voilà que le violeur en série Svein Finne vient d’être libéré. Une dizaine d’années plus tôt, Hole l’avait arrêté; aujourd’hui, il veut à nouveau le coincer et le remettre sous les verrous. Evidemment, il ne dit rien à sa hiérarchie et traque sans relâche Finne. Sauf que… un matin suivant une soirée sacrément arrosée (et pas qu’à l’aquavit!), il se reveille les mains couvertes de sang d’une autre personne mais ne se rappelle plus de rien. On lui signifie que sa femme a été assassinée, il est dévasté, c’est le début d’une descente aux enfers. Hole se met en chasse. Retrouver l’assassin de sa femme devient alors son unique raison de vivre, quitte à côtoyer la folie destructrice… Une fois encore, maître diabolique dans l’art de conduire un récit, Jo Nesbø réussit son coup: attraper le lecteur, le plonger dans une galerie de personnages étourdissante et ne jamais le lâcher. Mieux: le romancier norvégien ne propose pas seulement un récit, un polar de bonne facture- il sait comme peu se glisser dans chacun de ses personnages. Et ainsi, alors, on a un livre de coeur et de tripes. Du beau travail!

Le couteau
Auteur : Jo Nesbø
Editions : Série Noire / Gallimard
Parution : 15 aout 2019
Prix : 22 €

La robe en lambeaux ondulait à la branche d’un pin en décomposition. Elle évoquait au vieil homme une chanson de sa jeunesse, à propos d’une robe accrochée à un fil de linge. Sauf que ce n’était pas le vent du sud de la chanson, mais les eaux de font glaciale d’un torrent. Au fond, c’était le calme plat, et il avait beau d’être que dix-sept heures, par un jour de mars que la météo disait sans nuage, la lumière était chiche une fois filtrée par une couche de glace et quatre mètres d’eau…