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Pourquoi écrire ? : Philip Roth tel qu’en lui-même

Écrit par Serge Bressan Catégorie : Essais, société et bien-être Mis à jour : dimanche 23 juin 2019 13:07 Affichages : 342

rothPar Serge Bressan - Lagrandeparade.fr / La question cingle- et donne titre à un livre : « Pourquoi écrire ? » Certes, voilà une interrogation pas vraiment nouvelle mais quand elle est posée par Philip Roth, elle prend une toute autre dimension. Romancier régulièrement cité pour le Nobel de littérature mais jamais honoré par l’Académie suédoise, parti à jamais en mai 2018 à 85 ans, l’écrivain américain laisse, avec trente et un livres, une œuvre considérable- dont son quatrième roman, « Portnoy et son complexe ». Bien sûr, il avait décidé d’arrêter d’écrire en 2010 mais ce « Pourquoi écrire ? » (paru en VO en 2007 et dont, mystère du monde de l’édition, la traduction française nous arrive douze ans après…), regroupe trois textes de réflexion sur le métier d’écrivain et son rapport à la littérature : « Du côté de Portnoy », « Parlons travail » et « Explications », avec pas moins de 150 pages inédites. Il confie : « Me voilà, sans mes tours de passe-passe, à nu et sans aucun de ces masques qui m’ont donné toute la liberté d’imaginer dont j’avais besoin pour écrire des romans ». Un livre-testament. Son livre-testament avec lequel Philip Roth convie le lecteur dans son atelier d’écriture et dans les coulisses de la création. Il ne se dérobe pas. Avec nombre d’anecdotes, entretiens et autres discours, il évoque les controverses et les scandales provoqués par ses romans. « Pourquoi écrire ? », c’est Roth tel qu’en lui-même, tout en subtilité…

Pourquoi écrire ?
Auteur : Philip Roth
Editions : Folio / Gallimard
Parution : 16 mai 2019
Prix : 10,80 €

Loin d’être l’âge des révoltes et des tourments, comme le voudrait la tradition, mon adolescence fut plutôt une période d’attente, une période de suspens. Après une enfance pleine d’exubérance, dont l’ardeur triomphante contraste avec le drame que vivait alors l’Amérique engagée dans la Seconde Guerre mondiale, je devais beaucoup m’assagir jusqu’à ce que j’entre à l’université en 1950…

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